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Spécificité française, cette habitude politicienne, qu’est le cumul des mandat, est dénoncée par le Parti Socialiste depuis  quelques années déjà. Frein au renouvellement, absentéisme, mise en place de « carrière », les arguments sont nombreux afin de combattre cette mauvaise manie de certains notables de droite comme de gauche, de cumuler les responsabilités locales et nationales. Je souhaite ici exprimer un « coup de gueule » suite aux propos de certains notables socialistes qui bafouent le choix des socialistes et plus largement le choix des français.

Présent lors du discours de Martine AUBRY pour la clôture des universités d’été du Parti Socialiste à La Rochelle, j’ai pu noter une phrase très claire et sans ambiguïté  :   » Dès le mois de septembre, j’attends que tous les députés et sénateurs qui en ont pris l’engagement renoncent à leur exécutif local ! « 

Dès 2010, le PS a voté à plus de 70% la règle du non cumul du mandat de parlementaire avec un exécutif local mais également la limitation dans le temps à 3 mandats à la tête d’un exécutif.

En 2012, suite aux primaires citoyennes, François HOLLANDE a fait sienne cette proposition de non cumul pour les parlementaires et l’a intégré dans son programme.

Au delà de la loi annoncée qui permettra notamment de clarifier le statut de l’élu, les parlementaires socialistes doivent respecter (dès septembre 2012) les règles de notre parti, fixées par ses militant lors du référendum sur la rénovation de nos pratiques. Il en va de la crédibilité de notre organisation et du respect des engagements pris. Il faut rappeler ici que pour avoir l’investiture socialiste, chaque candidat aux élections législatives s’est engagé par écrit à respecter cette règle. N’ayons aucune crainte de diffuser largement ces documents  afin de « faciliter » les passations dans les exécutifs et permettre l’exercice plein et entier des mandats locaux et nationaux.

Je tiens à saluer les élus qui ont déjà mis en pratique cette règle et notamment Claude DILAIN,  élu Sénateur qui a confié la tête de Clichy-sous-bois à son 1er adjoint. Il nous avait fait l’amitié de venir à Orléans La Source échangé  lors d’une table ronde sur la politique de la ville avec des acteurs associatifs locaux. Il est également l’auteur d’un appel des parlementaires socialistes pour le respect du non cumul des mandats (http://claudedilain.blogspot.fr/2012/07/appel-aux-parlementaires-pour-le.html)

Il est temps, il est l’heure, il est temps de tourner la page … sur ces pratiques qui sclérosent notre vie politique.

Le changement et la rénovation des pratiques politiques sont attendus … maintenant !

Pour conclure sur une note plus légère, afin d’accompagner certains élus à « décrocher », je conseille une méthode pour lutter contre cette « addiction » qu’est le cumul des mandats.

http://www.cumul-info-service.fr/

Réactions suite à la décision du CNDS sur le projet d’Aréna à Orléans

Le CNDS  réunit ce matin sous la présidence de Raymond Max Aubert, (ancien ministre de Jacques CHIRAC) et en présence de Madame la ministre Valérie FOURNEYRON ainsi que du président du Comité Olympique et Sportif, a notamment délibéré sur le projet de l’Aréna d’Orléans.

Au mépris des règles de procédures, le dossier orléanais avait reçu un avis favorable du comité en charge des grands équipements sportifs et ceux à quelques jours des élections présidentielles ; le fait notamment d’un forcing politique mené par Serge Grouard. Cet entêtement du maire d’Orléans à contourner la procédure entraîne aujourd’hui un report du projet. Le CNDS à l’unanimité (une seule abstention) a décidé d’annuler la décision précédente et de renvoyer l’étude du dossier à une prochaine réunion du comité des grands équipements. Un désaveu pour le maire et la révélation de la mauvaise préparation de ce dossier.

N’est-ce pas justement le moment de repenser ce projet ? De revoir sa localisation, dans le respect du bâti existant, de la préservation des bords de Loire ; de penser son fonctionnement dans une réelle volonté de concertation avec les riverains en y facilitant l’accès en transport en commun ; et surtout de redéfinir une enveloppe financière qui ne pèse lourdement sur les contribuables pour les 30 prochaines années…

Prenons acte de cette décision et profitons du temps accordé par le CNDS pour corriger la copie sans précipitation et considérations électorales, avec comme seules préoccupations de servir l’intérêt général au profit de tous les orléanais et de l’attractivité de notre territoire.

Le communiqué de la ministre des sports : 

http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/23072012-_CP_CR_du_Conseil_d_Administration_du_CNDS.pdf

Communiqué du 23/07/2012

Après la belle victoire de Valérie CORRE et la progression de la gauche dans l’ensemble des circonscriptions du Loiret ci-dessous les résultats pour Orléans :

1ère circonscription

– Olivier CARRE (UMP) : 4 833       soit 43.39%

– Jean-Philippe GRAND (EELV-PS) : 6 305    soit 56.60%

2ème circonscription 

– Serge GROUARD (UMP) : 6 635     soit 52.18%

– Christophe CHAILLOU (PS) : 6 079   soit 47.81%

6ème circonscription 

– Valérie CORRE (PS)  :  5 5525    soit 54.81%

– Charles-éric LEMAIGNEN (UMP) : 4 554    soit 45.18%

Soit prêt de 53% pour la gauche sur Orléans …

Tous les résultats détaillés http://www.orleans.fr/mairie/elections/legislatives-2012-2eme-tour.html

M. Montillot depuis 2008 nous explique qu’il a réglé les questions de sécurité à Orléans et que dorénavant il s’attèle à la tranquillité publique. (image du site Orléans.fr)

Malgré ses présentations toujours plus enthousiastes, les faits divers tragiques sont encore bien trop nombreux à Orléans. La délinquance n’a pas disparu d’Orléans et ce n’est pas en multipliant les arrêtés à grand renfort de communication que la situation va s’améliorer.

C’est dans ce contexte que M.Montillot a souhaité porter sa candidature aux élections législatives. En bisbille avec le Président de l’Agglomération pour porter le logo UMP, il n’a pu se prévaloir de ce soutien malgré un courrier d’engagement de M. Doligé le Président du Conseil Général du Loiret.

A la lecture de son bulletin de vote (photo ci-dessous), on découvre que M. Montillot  est redevenu adjoint à la sécurité et a abandonné la tranquillité ainsi que la prévention.

Est-ce l’aveu d’un échec ou du moins de la prise de conscience que les questions de sécurité à Orléans ne sont pas réglées ? Ou s’agit-il juste d’un souci de communication, un retour aux fondamentaux de la droite sécuritaire dans une élection législative qui s’annonçait incertaine ?

 Les électeurs de la 6ème circonscription du Loiret ont tranché et tout particulièrement les électeurs d’Orléans.

 

Aujourd’hui les Français ont pris rendez vous avec l’Histoire.

En tant qu’acteur de la vie politique locale, engagé à gauche, engagé auprès de François Hollande je me réjouis des résultats en ce jour historique.

Alors même que certains nous avait prédit un désintérêt de nos concitoyens pour l’élection présidentielle, au premier tour et au second tour les électeurs ont déjoué les sondages. En effet, la participation est largement supérieure aux attentes et s’approche des records pour une élection présidentielle.

Les français ont ainsi montré leur désir de changement en se déplaçant en masse.

En accordant leur confiance à François Hollande pour plus de 51% d’entre eux, ils ont montré leur désir de justice, de solidarité, de considération. En effet, avec près de 52% des voix François Hollande est mieux élu que François Mitterrand, malgré l enthousiasme que ce dernier avait lui même suscité.

Ainsi l’UMP ne pourra pas parler d’un vote sans enthousiasme, sans adhésion.

Face aux dérives extrêmes inquiétantes de l’UMP, les français ont fait le choix de protéger notre socle commun, les valeurs de la République.

Dès demain, nous devrons être vigilants et donner à François Hollande les moyens d’une politique audacieuse en accordant notre soutien à sa majorité parlementaire.

C’est pourquoi les 10 et 17 juin 2012 je souhaite vivement l’élection de Carole CANETTE, Valérie CORRE, Jalila GABORET, Christophe CHAILLOU et Philippe FROMENT pour le Loiret.

Donnons une majorité au changement !

Communiqué du 6 mai 2012 à 21h

Les résultats du second tour de la présidentielle à Orléans:

 

François Hollande : 54,38% (25.296)

Nicolas Sarkozy : 45,62% (21.220)

Abstention : 19,71%

 

Par canton :

  1. Bourgogne                         50.48%
  2. St Marc Argonne            61.14%
  3. Carmes Madeleine         48.74%
  4. Bannier                              50.78%
  5. St Marceau                      51.07%
  6. La Source                        69.22%

Les Orléanais se sont déplacés en nombre pour voter et ont placé François Hollande en tête du premier tour des élections présidentielles à Orléans avec 32,62% des suffrages.
Avec un taux de participation de presque 80% les Orléanais ont montré leur intérêt pour cette élection majeure mais aussi leur volonté de changement.

Chose inhabituelle, mais confirmant les résultats des régionales de 2010, un candidat socialiste se trouve en tête dans notre ville à l’issue du premier tour.

Ce résultat s’explique par les grandes qualités de François Hollande mais aussi par la mobilisation importante des militants socialistes durant toute cette première partie de la campagne.

Ils ont fait sans relâche une campagne de conviction en allant au devant des électeurs dans les marchés, les vides greniers et surtout dans une grande opération de porte à porte. Plus de 8 500 portes ! Ils ont convaincu des personnes, qui considéraient leur vote comme inutile, de se déplacer ; ils ont expliqué les engagements de François Hollande ; ils ont laissé leurs coordonnées lorsqu’il n’y avait personne…. ils ont osé aller au devant de leurs concitoyens !

C’est aussi un message sans équivoque que les électeurs d’Orléans adressent aux députés UMP d’Orléans qui sont des soutiens indéfectibles au candidat Nicolas Sarkozy. C’est la preuve que les Orléanais ne veulent plus de cette politique négligeant le « vivre ensemble  » qui est appliquée à notre ville. En votant pour François Hollande dès le premier tour de la présidentielle ils ont exprimé leur volonté d’une société comportant plus d’égalité, plus de justice, plus de sécurité avec des agents de police au cœur de nos quartiers, mais aussi des enseignants en nombre suffisant dans nos écoles et bien d’autres choses qui font partie des engagements de François Hollande.

Les militants de la section d’Orléans du Parti Socialiste appellent tous les Orléanais à confirmer leur choix le 6 mai prochain en votant pour le candidat du changement et du rassemblement : François Hollande.

Communiqué du PS Orléans

Ci-dessous les résultats des élections présidentielles 2012 à Orléans

Participation : 79,51%

Eva JOLY – 2,91%
Marine LE PEN – 12,13%
Nicolas SARKOZY – 28,32%
Jean-Luc MELENCHON – 10,83%
Philippe POUTOU – 0,9%
Nathalie ARTHAUD – 0,47%
Jacques CHEMINADE – 0,23%
François BAYROU – 9,93%
Nicolas DUPONT-AIGNAN – 1,59%
François HOLLANDE – 32,62%

Les résultats par bureau 

Les résultats par Canton

 Le second tour a lieu le 6 mai 2012 de 8h à 19h. 

Je suis stupéfait d’apprendre que le Préfet du Loiret a signé l’arrêté de Déclaration d’Utilité Publique pour la ZAC des Carmes concernant notamment l’élargissement de la rue des Carmes, et ce, à quelques heures de l’élection présidentielle.

Nous sommes dans la « période de réserve » du corps préfectoral. Visiblement, cette réserve est ici à géométrie variable.

Il s’agit, tout le monde le sait, d’un projet très sensible sur lequel se sont affrontés depuis longtemps des élus par ailleurs candidats aux élections législatives.

La moindre des choses aurait été que le Préfet s’abstienne de prendre une telle décision en période électorale. Et cela d’autant plus qu’il n’y a aucune urgence puisque cette décision ne se traduira en rien de concret dans l’immédiat : de nombreuses procédures administratives sont encore nécessaires pour faire aboutir ce projet.

Je ne vois toujours pas quelle est « l’utilité publique » de la démolition, très coûteuse, de 18 immeubles rue des Carmes, alors qu’il a été décidé de transformer cette rue en rue piétonne et que le tramway pourra parfaitement fonctionner dans cette rue telle qu’elle est, comme on a pu le constater lors des essais.

Il s’agit d’une décision politique, qui traduit un affolement à la perspective d’un changement probable de Président et de majorité. Est-il bon d’agir  et de réagir ainsi ?

Chacun jugera.

 

Retrouvez ci-dessous mon interview par Méga FM sur le meeting de Vincennes et sur les derniers jours de la campagne.

http://www.megafm.fr/megafmv8/index.php?option=com_content&view=article&id=2616:journal-local-du-16-avril&catid=62:info

Engagé sur Orléans et tout particulièrement sur le quartier de l’Argonne, j’apporte tout mon soutien à Valérie CORRE, notre candidate socialiste dans la sixième circonscription du Loiret.

Valérie est une femme engagée depuis de nombreuses années. Plus jeune conseillère municipale d’Orléans en 1989, elle a plus récemment porté dans le Loiret l’organisation d’un exercice démocratique nouveau : les primaires citoyennes.

Attachée au non cumul des mandats et plus globalement à la rénovation des pratiques politiques,  Valérie sera une députée disponible pour  les habitants du Loiret, dynamique pour porter ses convictions et à l’écoute des préoccupations des français. Elle aura à cœur de défendre la concrétisation du projet porté par François HOLLANDE à l’Assemblée Nationale.

Le 10 et 17 juin prochain, le changement passe par l’élection de Valérie CORRE dans le Loiret.

Source : http://valeriecorre2012.fr/baptiste-chapuis-conseiller-municipal-dorleans/

Nous sommes à quelques jours du premier tour  des élections présidentielles qui a lieu le 22 avril. La campagne bat son plein, le débat est au cœur de l’actualité nationale, les médias relèvent chaque « petite phrase » ou « bon mot ». Les instituts de sondage nous abreuvent d’études et d’analyses au quotidien.

Dans ce contexte de nombreux militants socialistes, dont je fais parti, ont fait le choix d’agir au plus près des habitants d’Orléans. Sans écarter les actions militantes traditionnelles de distribution sur les marchés ou dans les boites aux lettres, le choix de la campagne est d’agir en proximité dans une démarche globale de porte à porte afin de viser les abstentionnistes notamment de gauche, et tout particulièrement dans les quartiers populaires.

J’ai donc commencé le porte à porte sur le quartier de l’Argonne, il y a quelques semaines déjà. La démarche s’amplifie depuis quelques jours.

L’accueil est le plus souvent chaleureux, les échanges sont nombreux. L’écoute est la première qualité d’un militant qui fait du porte à porte. J’ai à de nombreuses reprises été invité à partager un moment convivial autour d’un thé ou d’un café. Afin d’être efficace, j’ai le plus souvent refusé, à regret. Le temps du porte à porte est limité si l’on veut toucher le maximum de personnes entre leur retour de travail et l’heure du couché, il faut agir vite !

Cette campagne, et tout particulièrement le porte à porte, entraine des rencontres passionnantes, où l’on constate une véritable attente de changement. Je suis persuadé que ce changement passera par un vote dès le premier tour pour François HOLLANDE, puis durant les législatives pour les candidats socialistes afin d’assurer une majorité à l’Assemblée Nationale pour porter ces réformes.

Pour participer à cette campagne une seule adresse :

http://toushollande.fr/

Ci-dessous les grandes lignes de mon intervention sur ce sujet lors du Conseil Municipal du 24/02/2012.

—————————————————-

Nous sommes face au marronnier de Monsieur Montillot. C’est devenu une habitude de constater que la réalité quotidienne de l’insécurité à Orléans est différente des chiffres toujours excellents annoncés en conseil municipal.

1 – Des indicateurs contestés

Je regrette de découvrir les indicateurs en séance. Mon premier souhait est une transmission en amont du conseil municipal pour permettre un débat serein et transparent.

Certes les indicateurs sont construits nationalement mais ils sont fortement contestés :

Bauer : Sortir du fétichisme du chiffre / Observatoire National de la délinquance / Et rapport de la Cour des comptes

Je regrette que nous n’ayons pas la comparaison 2010-2011 alors que nous avons, chaque année la comparaison de l’année avec 2001.

Ces indicateurs révèlent, non pas l’état de la délinquance, mais ceux de l’activité policière.

30 000 victimes en moins ou 30 000 plaintes non déposées ? La caricature et l’instrumentalisation peut se faire dans les deux sens.

Sortons de la politique du chiffre et engageons nous dans une culture du résultat.

L’INSEE estime à 2 millions les faits et troubles non signalés. De plus, il faut rappeler que 130 000 peines ne sont pas appliquées en France. Il faudra bien mettre la justice en situation d’agir pour sanctionner de manière proportionnée les actes de délinquance, mais il s’agit là d’un autre débat, et d’autres intervenants aborderont cette question.

2 – L’action contestable de la municipalité

On constate à Orléans un certain volontarisme à s’occuper de ces questions qui se transforme parfois en gesticulation médiatique.

A – les arrêtés municipaux d’abord

Localement, comme nationalement, la majorité UMP multiplie les textes (40 lois depuis 2002, et une dizaine d’arrêtés pour Orléans). Des arrêtés dont nous demandons depuis 3 ans une évaluation de leur impact, avec des indicateurs de résultat.

Il est plus simple de rédiger des arrêtés, que d’arrêter la délinquance.

Ces textes ne font, pour la plupart, que déplacer les problèmes. Par exemple, on le voit chaque soir concernant la prostitution entre Orléans et St Jean de Braye.

Les arrêtés de reconduite des mineurs sont démagogiques et inefficaces : combien d’enfants ramenés cet été ?

Et concernant le caravaning, l’arrêté est lui aussi démagogique alors que l’Agglomération ne respecte pas totalement la loi.

B – la vidéosurveillance ensuite

Concernant la vidéosurveillance, je réitère, depuis 2 ans, ma demande de réunir un comité éthique à l’image de la ville de Lyon, Nice ou encore Evry, réunissant notamment la Ligue des Droits de l’Homme et souhaite une cartographie précise de leur implantation.

C – La confusion recherchée entre police municipale et police nationale pour finir

Les chiffres présentés ce soir présente l’activité de la Police Nationale, Police Nationale dont M. Montillot n’a, que je sache, pas encore la responsabilité.

Les syndicats policiers le rappellent régulièrement, nous devons éviter de mettre en concurrence les PM et PN en leur assignant des missions qui ne sont pas les leurs.

Nous n’avons pas la même conception de la police républicaine : les policiers municipaux ne sont ni des nationaux, ni des éducateurs.

Je ne conteste pas l’augmentation du nombre de policiers municipaux, je regrette que nous devions compenser un désengagement de l’Etat qui a supprimé 10 000 postes de policiers.

Déjà proposé en 2010 et en 2011 dans ce conseil, les zones de sécurité prioritaires semblent une nécessité.

Je propose donc de rattacher une unité de police municipale à un regroupement de quartiers afin de créer du lien entre les acteurs sociaux (associatifs, éducateurs, enseignants…) économiques (commerçants) et permettre à ces acteurs d’avoir un interlocuteur de proximité connu et reconnu.

3 – Les origines diverses de la délinquance incontestées

Pour terminer, un dernier point qui n’est pas lié au débat de ce soir mais qui est révélateur de la différence d’analyse entre l’opposition et la majorité.

Pour Monsieur Montillot, les causes sont uniquement parentales. Je ne partage pas cette vision simpliste et réductrice.

Je pense, comme de nombreux sociologues, économistes, que les causes sont notamment socio-économiques et tout particulièrement face à des situations de grande précarité (chômage, déscolarisation…)

Le taux de chômage des jeunes dans les quartiers difficiles est également une cause.

J’ai conscience que ce n’est pas l’objet du débat de ce soir mais je souhaitais revenir sur ce point que je considère comme fondamental. Car c’est aussi en agissant sur l’humain en amont (école notamment), sur l’urbain pour désenclaver les quartiers, que nous oeuvrons pour lutter contre la délinquance.

Serge Grouard, Maire d’Orléans prendrait-il ses rêves pour des réalités en affirmant dans un communiqué de presse que «  François Hollande prend exemple sur Orléans » ?

Serge Grouard exprime ainsi son malaise, partagé par de nombreux élus UMP, face aux sondages répétés qui annoncent le Président sortant en mauvaise posture.

De plus, Nicolas Sarkozy présente un bilan désastreux notamment sur cette question : suppression de la Police de proximité, des faits de violence en hausse de 20% depuis cinq ans, 130 000 peines prononcées non appliquées et 10 000 postes de policiers supprimés.

Face à ce constat et au contexte qui est loin d’être favorable, la droite locale se réfugie derrière une pirouette politicienne peu digne d’un débat républicain.

Il est bon de rappeler qu’Orléans a déjà marqué le débat national autour des questions de sécurité avec l’instrumentalisation de l’affaire « Papi Voise » en 2002 qui avait enflammé l’opinion publique et créé un terreau favorable à la montée de l’extrême droite

L’instrumentalisation des questions de sécurité fait toujours recette à l’UMP. Serge Grouard, en donneur de leçon, répète, pour essayer de se convaincre, qu’Orléans serait devenue la vitrine de la réussite en matière de sécurité en s’appuyant sur « des statistiques ».

La délinquance de proximité – non les violences aux personnes- « aurait chuté » de 64, 1 % en 10 ans à Orléans, et spécifiquement à la Source on constaterait une baisse de 82 % !

La Cour des Comptes, elle-même, dans un rapport publié en juillet 2011 a remis en cause la réalité des chiffres affichés sur la politique sécuritaire mise en œuvre depuis une dizaine d’années.

Les causes sont multiples : La « Culture du chiffre » à défaut de celle du résultat, des plaintes non comptabilisées par manque de moyens humains ou techniques, des indices employés pour chiffrer la délinquance non représentatifs de la délinquance vécue sur le terrain …

Cet écart entre «  la délinquance enregistrée » et « la délinquance vécue » est significative et visible lors d’enquêtes annuelles de victimisation qui traduisent plus justement la réalité de la délinquance vécue au quotidien par les habitants des villes.

Alain Bauer, Président de l’Observatoire National de la délinquance et de la Réponse Pénale, proche du candidat-président Sarkozy, vient de déclarer récemment dans un colloque organisé au Sénat que « les statistiques sur l’insécurité sont truquées, mensongères et manipulées ».

De plus, les arrêtés municipaux dans ce domaine et mentionnés dans le communiqué, sont autant d’outils de communication qui ne traitent pas profondément et concrètement la délinquance et ne font que déplacer les infractions en périphérie de ville. (Arrêté anti-prostitution, Arrêté Anti-caravaning, arrêté anti-mendicité…)

Donc, NON François Hollande ne prend pas exemple sur Orléans, qu’il n’a d’ailleurs jamais citée dans son intervention. Il défend une police au plus proche des citoyens, dans tous les quartiers, avec notamment la création de Zones prioritaires de sécurité ; Une justice à qui l’on donne les moyens de fonctionner et enfin un accompagnement des jeunes en difficulté dans leur parcours.

Serge Grouard joue sur la sémantique pour exister sur une scène politique nationale qui lui tourne le dos depuis de nombreuses années.

Il est bon de souligner qu’une nouvelle fois, Serge Grouard utilise les moyens municipaux et donc payés par les contribuables orléanais pour intervenir dans une campagne nationale.

Pour terminer, Serge Grouard  peut tout à fait voter pour François Hollande aux prochaines élections présidentielles s’il est séduit à ce point par les engagements du candidat socialiste qui sont pourtant bien éloignés des gesticulations locales et nationales !

Ghislaine KOUNOWSKI et Baptiste CHAPUIS

Conseillers Municipaux d’Orléans (PS)

Dans la République du Centre du 2 février, un article titré « Martroi : Le Socialiste Baptiste CHAPUIS s’interroge sur le projet / L’émoi socialiste sur la Place »  évoque mon communiqué précédemment publié.

Dans cet article,  Olivier CARRE met en doute ma probité en déclarant n’avoir jamais eu connaissance de mes interrogations sur le projet de requalification de la Place du Martroi et des propositions de concertation.

Il dénonce « une tartuferie » et insinue avoir découvert cette lors du Conseil Municipal de janvier 2012. « Il n’en n’avait jamais été question auparavant »

Sa réaction qui démontre sur la forme un certain manque de respect  (« Tartuferie« ), est sur le fond un profond mensonge.

A la lecture du compte rendu officiel du Conseil Municipal du 15 avril 2011, on retrouve mon intervention sur ce sujet et ma  proposition de concertation.

Non seulement ces propositions ont été faites en Conseil Municipal, mais Olivier CARRE a répondu explicitement à ses propositions lors de ce Conseil.

Baptiste CHAPUIS  «  (…) Nous proposons que le forum citoyen puisse se saisir de cette question, pratiquement conjointement avec ce concours de maîtrise d’oeuvre pour identifier les attentes des habitants sur cet espace. Ensuite, sur la maîtrise d’oeuvre, on proposerait – …– d’élaborer trois ou quatre scénarios qui puissent être présentés au C.M.A. ou au forum citoyen. Ce sera à cadrer, pour pouvoir associer tout au long de l’élaboration du projet les habitants concernés qui sont l’ensemble des habitants d’Orléans. » 

(…) 

Olivier CARRE :  «  (…) Qu’il y ait un certain nombre d’éléments dans la discussion qui intéressent tout  particulièrement des riverains, il y aura des sujets. Mais je réponds oui à M. CHAPUIS sur le fait  que ces sujets intéressent typiquement le forum citoyen, que ce soit dans la fonctionnalité, dans  l’ambition qu’on veut porter, dans les usages dont on a tous des idées car on s’intéresse à la  Ville, mais dont il sera certain que d’autres auront été imaginées et sont nécessaires dans l’apport qui devra être fait dans la construction du projet. C’est une mécanique qui va se mettre en œuvre. (…) 

Je viens d’adresser ce jour à M. CARRE un courrier avec le verbatim du Conseil Municipal d’avril 2011 afin de lui « rafraîchir » la mémoire et de lui éviter de réitérer ces propos mensongers.

Pour reprendre les propos de M. CARRE, la tartuferie n’est pas là où on le croit …

Sur le même sujet: 

Communiqué : https://placedelarepublique.wordpress.com/2012/01/31/la-place-du-martroi-merite-mieux-projet-de-requalification/

https://placedelarepublique.wordpress.com/2011/04/22/orleans-renovation-requalification-place-du-martroi/

Mon intervention complète lors du Conseil Municipal du 15 avril 2011 https://placedelarepublique.wordpress.com/2011/04/17/conseil-municipal-dorleans-15-avril-2011-place-du-martroi/

La requalification de la place du Martroi est attendue par tous les orléanais et par tous les usagers de la place centrale et emblématique d’Orléans. Cette place, réalisation de la municipalité Douffiagues, a bien mal vieilli.

–  Les orléanais souhaitent une véritable transformation de cette place permettant une animation régulière et non plus épisodique.

–  L’éclairage actuel est sinistre. Il doit être repensé et permettre notamment la mise en valeur de la statue de Jeanne d’Arc.

–  La circulation piétonne et cyclable doit être améliorée et la circulation automobile strictement encadrée. Les revêtements choisis doivent l’être avec une attention particulière pour les personnes en situation de handicap ou les familles avec des poussettes.

–  Des arbres et des jardinières doivent compenser la trop grande minéralité de la place.

Le projet à venir doit prendre en compte toutes ces attentes, dont la plupart étaient déjà exprimées lors de la rénovation de 1987 : qualité du revêtement, éclairage, arbres et verdure, circulation piétonne ! (cf. pièce jointe)

L’opposition sera très attentive à la prise en compte de ces préconisations et à leur concrétisation.


Une concertation a minima

Toutes ces attentes mériteraient qu’une réelle concertation soit organisée. Il s’agit d’un projet estimé à 8,3 millions d’euros HT, sur un site emblématique de la ville.

La place du Martroi appartient à tous ses habitants, aussi il doit être tenu compte de leurs avis.

Au cours du dernier Conseil Municipal et au nom du groupe de l’opposition, j’ai demandé que les vœux et les attentes des Orléanais sur ce prochain chantier, qui touche au cœur même de notre ville, soient entendus.

Le Forum Citoyen s’est certes réuni en amont de l’élaboration du cahier des charges mais si cette réunion a permis l’expression des attentes, elle n’a pas permis de prendre la mesure de l’impact du projet : par exemple, aucune réflexion sur le plan de circulation n’y a été présentée.

Quelques temps après, le jury de concours, regroupant des experts et quelques élus, n’a pas eu connaissance des attentes exprimées lors de ce Forum Citoyen. Il lui a donc fallu choisir un projet parmi quatre, sans être certain que les attentes formulées par les habitants étaient prises en compte.

Les 4 projets seront présentés lors d’un Forum Citoyen où la majorité municipale expliquera son choix.

Un forum citoyen sans plan de circulation, un jury de concours qui ne connaît pas les attentes des citoyens : Un bel exercice de communication, mais bien éloigné d’une concertation !

Nous souhaitons que l’équipe d’architectes et d’urbanistes retenue propose au prochain Forum Citoyen 3 projets distincts qui prennent en compte les caractéristiques techniques de cette place (Parking souterrain, kiosque, manège, statue de Jeanne d’Arc…) et surtout les attentes des orléanais.

La concertation et la démocratie participative prennent du temps. Il ne faudrait pas que la proximité de ce chantier avec les échéances municipales soit un argument de plus pour trop hâter ce chantier.

La violence de réaction de la majorité lors du Conseil Municipal est à la hauteur du peu d’importance que les élus UMP donnent à la démocratie locale.

Orléans en général et la Place du Martroi en particulier, méritent mieux …

(Cliquer sur l’image pour découvrir le projet de 1987)

Sur le même sujet : 

https://placedelarepublique.wordpress.com/2011/04/22/orleans-renovation-requalification-place-du-martroi/

https://placedelarepublique.wordpress.com/2011/04/17/conseil-municipal-dorleans-15-avril-2011-place-du-martroi/

Lors du Conseil Municipal du 27/01 a été émis un avis favorable sur les modalités de concertation en vue de la réouverture de la ligne Orléans-Châteauneuf sur Loire.

Lors de l’étude de cette délibération, j’ai rappelé l’importance de cette démarche et l’engagement du Conseil Régional dans ce projet.

Il s’agit d’un véritable enjeu pour notre département, notre agglomération et notre ville. Ceux qui empruntent la tangentielle aux heures de pointes le matin et le soir connaissent la saturation de cet axe routier. La réouverture de la ligne (27 Km) sera une véritable alternative à la voiture et permettra de faciliter les trajets domiciles/ travail (ou études).

De plus ce projet permettrait une véritable complémentarité avec le réseau de transport de l’agglomération et notamment la deuxième ligne de Tram.

Comme il existe une desserte de l’Ouest du département (notamment Meung-sur-Loire et Beaugency) il y aura, je l’espère très prochainement une ligne pour desservir Châteauneuf, St Denis de l’Hôtel, Mardié, Chécy et St Jean de Braye. Cette réouverture s’inscrit pleinement dans une vision équilibrée du territoire.

Cette réouverture à l’avantage de ne pas remettre en cause l’utilisation des voix pour le Fret.

La puissance publique devra porter une attention toute particulière pour les passages à niveau afin de les sécuriser. 3 passages à niveau sont situés sur Orléans (Rue Bellebat, Rue Malakoff, Rue d’Ambert)

Je souhaite que la mobilisation pour cette ré-ouverture soit aussi forte que pour le passage de la Ligne à Grande Vitesse à Orléans.

Pour en savoir + :

La plaquette d’information
Les fiches par commune
La carte du projet
L’affiche
Le flyer

Association Star 45 : http://star45.over-blog.net/

2011 se termine dans l’incertitude, dans l’inquiétude de l’avenir.

En 2011, Orléans comme notre pays n’a pas su mobiliser les énergies n’y faire les choix nécessaires pour réduire les inégalités et combattre la précarité et la pauvreté qui en découle.  Les décisions locales n’ont pas permis de créer un réel bouclier social fasse à ces dérives financières qui impactent toute notre économie. Je regrette que la majorité UMP n’ai pas su entendre les propositions de son opposition ou du moins des acteurs associatifs qui voient leur activité remise en question. Hausse du chômage, augmentation des bénéficiaires des minimas sociaux, baisse du budget des associations, plans sociaux dans certaines usines et grands groupes, le quotidien des français doit changer.

2012 est porteur d’espoir, l’espoir d’un changement réel. Un changement incarné par la gauche mais porté par tous les français qui partagent ses valeurs. La France comme Orléans mérite bien mieux qu’un Sarkozy-Grouard, il est temps de rassembler les français autour d’un projet plus solidaire et fraternel.

Gardons notre capacité d’indignation, de révolte face aux inégalités de notre pays et portons ensemble la victoire de la gauche.

Je souhaite à tous les lecteurs de ce blog ainsi qu’à tous les orléanais tous mes meilleurs voeux pour cette année 2012 qui sera marquée, je l’espère par une alternance politique dans notre pays, qui permettra d’accompagner la construction d’une alternance ambitieuse et innovante dans notre ville.

Amendement  n°1 : Fonds d’Urgence d’aide aux associations œuvrant dans le domaine social

Exposé des motifs :

 Présentée lors du débat d’orientation budgétaire, cette mesure exceptionnelle vise à accentuer la lutte contre les effets de la crise auprès des orléanais  Ce fonds d’aide est alimentée par la baisse de 5% des indemnités des élus.  Cette baisse est la contrepartie de la baisse de 5% appliquée à toutes les associations orléanaises en 2011. L’effort doit être partagé par Tous, y compris par les élus municipaux.

Impact Budgétaire :

Section de Fonctionnement (Dépenses)

–          (-) 30 000 € sur la ligne des indemnités des élus municipaux (6531 Indemnités des élus)

–         (+) 30 000 € pour la création du fonds d’urgence alloués aux associations gérée par la commission action sociale.  (65574 Subventions aux associations)

Amendement  n°2 : Etude pour la création de places en Crèche dans le centre ville.

Exposé des motifs :

 Présentée lors du débat d’orientation budgétaire,  cette étude permettrait d’anticiper la création d’équipement public accueillant les plus jeunes orléanais. Face au constat de saturation des structures situées en Centre Ville, il semble opportun de lancer une étude qui prendrait en compte les futurs grands projets d’urbanisme notamment sur la ZAC Dessaux aux vus des besoins sociaux identifiés par le CCAS.

Impact Budgétaire :

Section d’Investissement (Dépenses)

–          (-) 30 000 € sur le financement du parking Cheval Rouge (21)

–         (+) 30 000 € pour le financement de l’étude (2031 Frais d’étude)

Amendement  n°3 : Equipement Informatique des écoles

 Exposé des motifs :

L’école numérique nécessite du matériel et des logiciels en nombre suffisant renouvelé régulièrement. Les crédits alloués sont insuffisants et ne permettent pas d’organiser le passage du B2i (Brevet Informatique et Internet).

Impact Budgétaire :

Section d’Investissement (Dépenses)

–          (-) 150 000 € sur le financement du Parking Cheval Rouge

–         (+) 150 000€  sur l’équipement informatique des écoles (2183 Matériel Informatique)

Amendement  n°4 : Augmentation du budget du CCAS

 Exposé des motifs :

Afin de répondre aux effets de la crise qui impactent le quotidien des orléanais, il est souhaité ne pas faire peser l’inflation sur cette structure mais de compenser celle-ci pour permettre de mettre en place des dispositifs innovants, ou de soutenir ceux existants. Les tarifs de la ville étant augmentés de 2%,

Impact Budgétaire :

Section de Fonctionnement (Dépenses)

–          (-) 140 000 € sur les Dépenses Imprévues (022)

–         (+) 140 000€ sur la subvention au CCAS ( 657362 Subvention au CCAS)

Vendredi 16 décembre à partir de 18h , le Conseil Municipal d’Orléans abordera les questions liées au Budget Prévisionnel 2012, mais également le projet Place du Martroi, l’abandon du projet Jaurès, le GPV de La Source, les subventions aux associations…

Retrouvez ci-dessous le lien vers l’ordre du jour exhaustif du dernier Conseil Municipal de 2011.

http://www.orleans.fr/uploads/tx_adscompterendu/odjconseil_01.pdf

 

(Courrier du 12/12/2011)

Dans le cadre de l’enquête publique sur la ZAC Carmes-Madeleine, les conseillers municipaux du groupe « Socialistes, Verts et apparentés » souhaitent vous faire part de leur point de vue et de leurs arguments.

 Tout d’abord, nous souhaitons affirmer la nécessité de déployer, dans ce quartier ouest du centre-ville, des efforts de valorisation comparables à ceux qui ont été consentis dans le reste de la ville, et ce depuis bientôt 20 ans. Il faut même faire plus, en raison des caractéristiques de ce quartier, et du changement d’époque : rénover dans le respect du patrimoine, réhabiliter dans le respect des habitants, équiper dans le respect des nécessités du commerce de proximité. Le tout, sans perdre de vue l’impératif environnemental.

Nous souhaitons préciser que nous ne contestons pas l’aspect du projet qui consiste à ouvrir le site de l’hôpital Madeleine sur la ville et sur les mails : c’est une chance pour la ville d’avoir cet ensemble monumental qui n’est pas suffisamment valorisé aujourd’hui, et qui sera libéré dans quelques années.

Nous voulons, dans ce qui suit, vous donner notre point de vue sur les différentes questions de coût, du patrimoine, de l’usage et de la circulation,  et de la commercialité de la rue des Carmes, toutes considérations qui doivent, selon nous, être prises en compte pour évaluer l’intérêt public de l’opération d’alignement prévue dans cette rue.

La destruction projetée des immeubles de la partie Sud de la rue des Carmes, sur une centaine de mètres de long, et une trentaine de mètres de profondeur, ainsi que la construction de nouveaux immeubles ont été chiffrées à 35 millions d’euros, soit plus de la moitié du budget annuel d’investissement de la ville d’Orléans. Il s’agit donc d’une dépense considérable, dont l’intérêt ne semble pas justifié, puisqu’elle ne vise ni à percer une voie nouvelle (la rue des Carmes existe déjà), ni à créer des logements supplémentaires (le nombre de logements construits sera inférieur au nombre de logements détruits), ni à implanter ou des commerces qui n’existeraient pas (la rue comporte déjà maints locaux commerciaux dont certains ne demandent qu’à être aménagés). A l’heure où notre pays est secoué par l’une des plus graves crises financières de son histoire, n’est-il pas singulier, voire choquant, d’appauvrir le budget municipal de dizaines de millions d’euros non pas pour apporter plus aux citoyens d’Orléans mais pour leur offrir les mêmes avantages que ceux dont ils peuvent déjà bénéficier aujourd’hui, en vertu d’une bien couteuse logique de substitution (des commerces remplaçant d’autres commerces et des appartements d’autres appartements) ?

Le coût écologique de la démolition et d’une reconstruction nous semble également ne pas avoir été suffisamment pris en compte. A l’inverse, la simple mise en valeur de l’existant (mise aux normes des logements, décapage des façades, éclairage), à l’image de ce qui s’est fait dans le secteur Bourgogne, l’autre centre ancien d’Orléans, couterait infiniment moins cher au contribuable orléanais, tout en lui rendant les mêmes services en termes d’offre locative et commerciale que ce qui est prévu par le projet municipal.

 Sur la question patrimoniale, nous nous interrogeons sur la compatibilité du projet de démolition de nombreux immeubles situés au sud de la rue des Carmes avec la ZPPAUP votée le 4 février 2008. Nous savons d’ailleurs que l’immeuble du 45 rue des Carmes avait été désigné comme « bâtiments de grand intérêt architectural » par le cabinet d’architectes patrimoniaux chargé de travailler sur le dossier de ZPPAUP, et que c’est l’intervention de la mairie qui l’en a fait retirer.

Nous sommes en total désaccord avec le maire d’Orléans sur la notion de patrimoine urbain : la ZPPAUP ne protège pas que les bâtiments exceptionnels classés monuments historiques, ou repérés comme des « bâtiments de grand intérêt architectural » mais bien 90% à 95 % de l’ensemble urbain que constituent ces immeubles repérés en » secteur 1 « , (cf : page 11 du règlement de la ZPPAUP), certains avec des caves du XIIIème siècle et des façades allant du XVème au XIXème siècle. Nous estimons en outre que cette ville a suffisamment souffert des blessures de la guerre, et des mutilations infligées, dans le passé, par des opérations d’urbanisme ratées, pour qu’elle veille aujourd’hui à préserver et à valoriser un patrimoine dont elle peut escompter tirer des bénéfices en termes d’attractivité touristique et de rayonnement (la ville n’a-t-elle pas été récemment reconnue comme « ville d’art et d’histoire » ?).

Nous rappelons également l’avis rendu par la Commission régionale du patrimoine et des sites qui indique très clairement qu’elle est favorable au classement de deux immeubles de cette même rue.

Sur la question de l’usage et de la circulation, nous nous réjouissons tout d’abord que, suite à la première enquête publique et aux demandes réitérées des commerçants et des riverains, la ville d’Orléans, ait décidé la piétonisation de la rue des Carmes, alors qu’elle prétendait, auparavant, que c’était ni souhaitable, ni possible.

C’était pourtant au nom de cette piétonisation impossible que la ville justifiait l’alignement. La piétonisation étant désormais acquise, l’argument tombe de lui-même, et la nécessité d’aligner également.

Nous nous étonnons toujours que l’argument principal pour justifier la démolition des immeubles soit l’étroitesse de la rue, et le passage du tramway, alors que la déclaration d’utilité publique relative au projet CLEO, délivrée en 2007 ne prévoyait absolument pas de telles démolitions. Le passage du tramway ne nécessite donc pas la démolition, ou alors, il aurait fallu l’indiquer dès 2007, ce qui n’a pas été fait.

La ville d’Orléans allègue un conflit d’usage, sur cette partie plus étroite, entre les piétons et les cyclistes alors qu’en zone piétonne, le cycliste doit se comporter, d’après le code de la route, comme un piéton. Ce conflit d’usage n’a, d’ailleurs, jamais été souligné par la ville pour des rues comme la rue de Bourgogne et les rues adjacentes, pourtant parfois beaucoup plus étroites.

Sur la commercialité de la rue, la ville argumente sur le fait qu’il faut dynamiser cette rue du point de vue commercial. Mais cette rue est déjà très commerçante ! Il y a même de nouveaux commerces qui s’implantent, des commerces chics, comme Ex Nihilo, mais il y a aussi toutes sortes de commerces : de l’alimentaire, des banques, des services, et même un atelier de piano. On a donc un commerce varié qui fonctionne plutôt bien, en notant que si la période des travaux du tramway a mis en péril quelques commerces par la dangerosité de la circulation pour les piétons, depuis quelques semaines, avec l’ouverture de la chaussée et des trottoirs aux piétons, le commerce revit.

Le problème majeur pour la commercialité de cette rue, c’est la liaison avec le reste du centre ville car la place De Gaulle est un frein à la circulation piétonne. Mais c’est grâce au secteur piétonnier de la place De Gaulle à la place Croix-Morin qu’on développera la commercialité de la rue des Carmes : les commerçants de la rue des Carmes, qui réclamaient très majoritairement – et ont obtenu – cette piétonnisation, l’ont très bien compris et attendent la fin des travaux de la place De Gaulle pour en tirer tous les bénéfices.

Par ailleurs, il apparaît clairement du dossier qu’une partie des superficies considérables libérées par le départ de l’Hôpital Madeleine qui ne seront pas affectées à un usage universitaire sera dévolue à des fonctions commerciales (sur plus de 2000 m2). La localisation du site (qui plus est à proximité d’un arrêt du tram), la qualité du bâti et la place disponible devraient garantir à ces futures implantations un vif succès, leur permettant de jouer le rôle de véritable locomotive commerciale, sans qu’il soit nécessaire de détruire les bâtiments situés dans la partie sud de la rue des Carmes.

Enfin, la rue, ses habitants, ses commerçants, viennent de subir ces 2 dernières années un très grand désordre avec des travaux du tram particulièrement  très mal menés et pénalisants dans cette artère. Alors que la rue, maintenant pavée, retrouve son dynamisme, il n’apparaît donc pas souhaitable de prolonger cette situation de chaos urbain par plus de 5 années de travaux supplémentaire. L’exemple de la rue des Halles, dans le secteur Bourgogne, dont la destruction a été engagée il y près de 7 ans et qui n’est toujours pas terminée à ce jour, incite à cet égard à la prudence et à une certaine humilité. Si l’opération d’alignement avait lieu, le risque serait grand de porter un préjudice important et durable à l’ensemble d’un quartier pourtant stratégique pour le devenir d’Orléans.

Au total, tout en considérant l’opportunité offerte par la ZAC Carmes-Madeleine, nous estimons que l’alignement de la rue des Carmes n’est pas, lui, d’intérêt public, mais se traduirait au contraire par une moins value pour la ville d’Orléans et pour ses habitants.

Espérant que ces quelques arguments vous auront éclairés, nous vous prions d’agréer, Messieurs les commissaires-enquêteurs, l’expression de notre considération distinguée.

Groupe des élus « Socialistes, Verts et apparentés »

(résumé de mon intervention lors du Conseil Municipal du 18/11/2011 sur les orientations budgétaires )

L’objectif du Débat d’Orientation Budgétaire est de préciser une vision globale de notre collectivité territoriale, la direction que souhaite prendre la majorité. Le Débat d’Orientation Budgétaire devrait être un moment privilégie d’expression et d’échanges sur les priorités et l’évolution de la situation financière de la collectivité qui se traduisent en projet.

 Nous regrettons que le rapport transmit soit réduit à portion congrue et ne permette pas un réel un débat démocratique et transparent sur la construction du Budget Prévisionnel 2012.

Comme à son habitude, M. Martin (adjoint aux Finances) n’a pas daigné inviter les membres de la commission Finance pour échanger sur ce document, une vision bien personnelle de la transparence.

Néanmoins, car notre démarche s’inscrit dans une démarche constructive, et que nous défendons l’intérêt de ce débat je ferais quelques remarques

En 2012, en France, l’INSEE définit la croissance comme « atone » atteignant, selon les plus optimistes, les  1,3% dans un contexte de fortes incertitudes. Ces incertitudes sont le fait notamment de la situation européenne et des effets d’un plan de rigueur bricolé par un gouvernement en fin de règne.

Cette situation va notamment entrainer un durcissement de l’accès au crédit et donc un ralentissement des investissements mais surtout peser lourdement sur le pouvoir d’achat des familles.

La facture de la crise pèse sur notre collectivité et sur ces habitants.

 Nous sommes face à cette situation d’incertitude pour fixer les orientations budgétaires de notre collectivité.

Tout d’abord, nous partageons la volonté de réduire les dépenses somptuaires de la ville notamment dans le domaine de l’évènementiel. Il s’agissait d’un souhait de notre groupe depuis 2008.

 Malgré tout, la prudence budgétaire nécessaire en cette période ne doit pas entrainer un immobilisme en matière d’action sociale globale.

Dans la presse d’aujourd’hui, M. Le Maire vous évoquiez qu’il fallait « sanctuariser le domaine social ». Cette affirmation m’interpelle. Alors que la crise touche chaque jour un peu plus nos concitoyens, le rôle de notre Collectivité est de faire face aux besoins des populations pour tenter d’amortir les effets de la crise sur leur quotidien.

 1. Pour répondre, partiellement et modestement je l’accorde, à cette situation je propose la création d’un fonds d’aide exceptionnelle pour les associations œuvrant dans le domaine social. Comment le financer ?

L’effort devant être partagé, ce fonds sera alimenté les crédits libérés par une baisse de 5% de l’ensemble des indemnités des élus municipaux. Ce qui représente plus de 25 000€.

Cette baisse des indemnités sur l’exercice 2012 montrerait également notre volonté de ne pas faire porter uniquement par les associations l’austérité engagée par notre collectivité dès 2011 avec la baisse généralisée des subventions de 5% (y compris pour les associations œuvrant dans le domaine social.).

2. Nous souhaitons également qu’une étude pour la création d’une nouvelle crèche en centre ville soit financée sur 2012. Cette étude permettra notamment de définir l’implantation en lien avec les projets d’urbanisme d’ampleur. Ne peut-on imaginer la création d’une crèche sur la ZAC DESSAUX ou encore sur le site Hôpital Porte Madeleine.  Sachons anticiper ces chantiers en prenant en compte les besoins présents et futurs.

3. Nous vous invitons dans la préparation du budget 2012 à ne pas imputer l’estimation (incertaine) de l’inflation sur les tarifs municipaux et tout particulièrement ceux qui concerne la restauration scolaire. (Gèle des tarifs municipaux dans le domaine social)

Nous ne partageons pas les orientations de ce document, nous espérons que les propositions et remarques faites ce soir puisse permettre de construire non pas un budget au fil de l’eau mais un réel budget Anti-Crise. Nous ferons d’autres propositions alternatives et concrètes lors du prochain Conseil Municipal lors du vote sur le Budget Prévisionnel.

Les étudiants étrangers sont une force pour notre enseignement supérieur et pour notre économie.  Ils permettent son rayonnement international, mais également un apport culturel diversifié essentiel. Les étudiants étrangers hors UE représentent ainsi 16% des effectifs, ils ne sont pourtant aujourd’hui plus les bienvenus.

La circulaire Guéant du 31 mai 2011 qui restreint l’accès à l’emploi des étudiants étrangers une fois diplômés sur le sol français est contestée depuis plusieurs mois par les organisations étudiantes, mais aussi par de nombreux universitaires. Sous couvert de vouloir maitriser l’immigration professionnelle, et au-delà de l’esprit populiste et de rejet de l’étranger que contient cette circulaire, il s’agit bien d’une incompréhension totale de la part du gouvernement de notre système universitaire et de l’apport des étudiants étrangers à notre économie.

Sur le plan social ces mesures restrictives sont désastreuses puisqu’elles empêchent les diplômés qui le souhaitent, d’acquérir de l’expérience, de faire le choix de vie professionnelle et d’apporter leurs compétences au pays qui les a formés. Il s’agit bien d’une inconséquence économique puisque la droite refuse que des gens formés puissent travailler, pour les entreprises de bénéficier d’une formidable opportunité en s’entourant de cadres appartenant à d’autres cultures, pouvant ainsi les aider à conquérir de nouveaux marchés La solution au chômage ne passera pas par une réduction du nombre de travailleurs, mais bien par une augmentation du nombre d’emplois ou par un meilleur partage du travail.

Cette circulaire n’est pas non plus sans poser problèmes aux Universités et plus largement à tous les établissements d’enseignement supérieur, de même que les Grandes Ecoles. Si les étudiants étrangers n’ont plus la possibilité de trouver un emploi une fois diplômé, alors ils choisiront d’autres pays pour étudier.

D’autre part avec l’augmentation du montant des ressources nécessaires pour étudier en France pour les étrangers, le critère financier devient prépondérant pour pouvoir s’inscrire dans les Universités françaises.

En effet, depuis cette année, pour pouvoir prétendre étudier en France, les étudiants étrangers hors UE doivent justifier non plus de 460€ de ressources mensuelles, mais de 615 € (selon la Préfecture du Loiret). Alors même que le gouvernement considère que 460€ (soit l’échelon de bourses maximum) suffisent pour étudier et refuse d’augmenter les aides sociales, les étudiants étrangers voient les préfectures leur demander de justifier 770€, soit une augmentation de 310€ en un an. Là encore la droite agit sans aucun souci de l’égalité, en favorisant ceux qui ont des moyens supérieurs, une nouvelle raison pour nombre d’étudiants étrangers de ne plus choisir la France. Nos Universités perdront encore de leur rayonnement international et s’affaibliront nécessairement.

Les mesures de la circulaire Guéant et les interprétations en trompe l’œil de Laurent Wauquiez en octobre montrent que la droite est loin de se rendre compte des enjeux. Le ministre de l’enseignement supérieur le disait lui-même « on n’avait pas forcément en tête ce que cela représentait pour l’Université ». Ces déclarations successives sont une preuve de plus de l’irresponsabilité de l’UMP en matière d’immigration.

La circulaire et les mesures restrictives pour le travail des étudiants étrangers doivent être retirées au plus vite pour préserver notre enseignement supérieur, son rayonnement, sa diversité et son ouverture sur le monde. Pour toutes ces raisons j’apporte tout mon soutien à la mobilisation actuelle, notamment à Orléans avec l’ASSEAO (Association des étudiants africains d’Orléans) et  RUSF (Réseau Universités Sans Frontières),  qui doit continuer jusqu’à l’abrogation de ce texte.


Orléans ne rayonne pas pour tous ses habitants.

La vie quotidienne des personnes à mobilité réduite ou des familles avec poussettes s’est considérablement compliquée ces derniers mois à Orléans.

Tout d’abord l’ascenseur situé au dessus du Centre bus, qui permet d’accéder à l’esplanade de Place d’Arc est régulièrement en panne ce qui entraine un contournement non négligeable par l’intérieur du Centre Commercial. Je ne parle même pas ici des arrêts très réguliers des escalators : pourtant, lors du conseil municipal du 30 mai 2008, M.Montillot a fait voter par sa majorité « un dispositif de visualisation de ces deux escalators qui permet, y compris à des personnes handicapées, de pouvoir ainsi mieux les utiliser ». J’avais, au nom de l’opposition, émis des doutes sur l’efficacité de ce dispositif de vidéo-surveillance. La suite m’aura, malheureusement, donné raison.

La situation est plus inquiétante sur le nouveau quartier Coligny où l’ascenseur qui doit relier les deux niveaux de la place Gaspard de Coligny n’a jamais réellement fonctionné. Cette situation a pourtant fait l’objet de nombreux courriers et mobilisations des riverains et d’associations, et de plusieurs réactions de l’opposition, dès 2004 lors de la conception du projet : rien n’y fait, la mairie n’a rien fait, rien proposé. Les habitants handicapés, les personnes âgées avec leur courses, ou les familles avec poussettes doivent faire un détour de plus de 200 mètres ! Il aurait été tellement plus simple de faire un pan incliné !

Enfin, le jardin situé au dessus de la place de Loire était accessible, jusqu’il y a quelques mois, par deux ascenseurs situés de part et d’autre du cinéma. Depuis qu’un restaurant a été installé dans le jardin, l’ascenseur le plus visible a été « privatisé ». De ce fait, beaucoup de personnes – par exemple des visiteurs du festival de Loire – croient devoir faire le tour du bâtiment, et y renonce parfois, alors qu’il suffirait qu’un fléchage indique la présence de l’autre ascenseur !

Sans parler des abords des travaux non sécurisés, ces situations compliquent la vie quotidienne des personnes à mobilité réduite et ne sont pas acceptables pour une ville comme Orléans.

Orléans mérite mieux…

Communiqué du 9/11/2011

Le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL) offre à notre ville de nouvelles perspectives. L’enquête publique qui s’est ouverte doit permettre de les identifier, notamment en orientant le projet vers un tracé optimal.

Bien évidemment toutes les Grandes villes de l’Ouest de notre Région, du Nord auvergnat et du sud bourguignon aimeraient être desservies par cette ligne de la manière la plus directe et la plus fréquente. Mais ce n’est pas la notoriété d’une agglomération, ou le pouvoir d’influence de ses élus qui doivent prévaloir dans le choix du tracé. Au contraire il faut répondre à des enjeux généraux d’aménagement du territoire, de maillage ferroviaire, de respect de l’environnement et, bien entendu, d’accessibilité des gares et des autres moyens de transport ; en plus de permettre de doubler la ligne Paris – Lyon.

Pour répondre à ces objectifs, l’argument de la plus courte distance entre Paris et Lyon ne peut pas être pris en compte. Il écarterait de facto la desserte directe d’Orléans et obligerait aussi à multiplier les gares en campagne sans logique d’aménagement. Les tracés à privilégier sont donc ceux qui passeront le plus proche d’Orléans, ou même de Vierzon plus au sud.

Ces dessertes ont un triple avantage.

D’abord dans un souci de développement de notre ville, capitale régionale, ce serait un avantage considérable d’être relié à Lyon et les villes du sud par une voie rapide. Le rayonnement d’Orléans se ferait aussi dans la connexion avec Paris, puisque, au-delà de l’accélération du trajet (15 min environ), la liaison avec les aéroports figure dans le projet. La prise en compte des lignes existantes, et notamment l’amélioration des « lignes malades », comme l’est aujourd’hui la liaison vers Paris, doit aussi rentrer en ligne de compte. Le POCL doit aller dans le sens de l’amélioration des connexions actuelles. Le doit projet ne doit pas être déconnecté des besoins existants actuellement.

Ensuite, le passage par Orléans, mais aussi Vierzon, permettrait de redynamiser la ligne Paris – Orléans – Limoges – Toulouse (POLT). Les deux villes deviendraient des gares de premier plan, dans les liaisons avec le sud-est, le sud-ouest et le grand-centre.

Enfin cette connexion avec le POLT est à relier au nécessaire maillage ferroviaire. L’implantation d’une LGV ne doit pas aller à l’encontre des dessertes TER. Là encore, les connexions à Orléans permettraient de favoriser les liaisons avec le Loir-et-Cher, ou le sud de la Région qui aurait par là une nouvelle perspective de développement par leur désenclavement.

 Pour toutes ces raisons, les tracés ouest semblent plus appropriés pour que la ligne POCL ait un réel intérêt, et ne soit pas seulement un doublon d’une ligne existante. Il est essentiel de fournir l’enquête publique en ce sens afin de bien mettre en avant ces enjeux.

Une fois les tracés, il faudra aussi se poser la question des gares orléanaises et de l’organisation ferroviaire dans notre ville. Mais c’est une autre histoire.

Je vous invite à participer à ce débat : http://www.debatpublic-lgv-pocl.org

Dans la presse….

https://placedelarepublique.files.wordpress.com/2011/10/20111022larep.jpg

(message aux adhérents et sympathisants du PS et du PRG)

Chères amies, chers amis,

 Par ce dernier message dans le cadre de la primaire citoyenne, je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des militants et sympathisants qui se sont mobilisés pour la réussite de ces primaires dans le Loiret. Sans eux, cet exercice démocratique nouveau n’aurait pu avoir lieu.

 Je tiens également à saluer tout particulièrement les militants et élus qui se sont engagés avec détermination pour le projet porté par Martine Aubry. Grâce à vous, nous avons conduit une campagne de conviction et de proximité, au contact des Françaises et des Français.

 Je renouvelle mes félicitations à François Hollande. Grâce aux primaires, il est le candidat le mieux désigné de l’histoire de la gauche et dispose d’une dynamique favorable sans précédent.

 Pendant les semaines et les mois qui viennent, les militants engagés pour Martine Aubry, seront tous aux côtés de François Hollande pour faire gagner la gauche et permettre, enfin, le changement dans notre pays.

 

Baptiste CHAPUIS

Mandataire de Martine Aubry dans le Loiret

Avec un peu de retard du fait de ma mobilisation dans l’organisation des primaires, je souhaite comme de nombreux blogueurs locaux et nationaux, rendre hommage à la victoire de Fansolo contre le maire d’Orléans.

Je ne reviendrais pas sur la procédure judiciaire qui a débuté au lendemain des élections municipales de 2008. (très bien expliqué par Polyb’ http://polyborus.over-blog.com/article-affaire-fansolo-serge-grouard-condamne-en-cassation-86047076.html)

L’acharnement de Serge Grouard contre Fansolo a été féroce, mesquin et humiliant. Fansolo a du quitter Orléans, perdre son emploi, reconstruire sa vie bien loin de la Loire.

Et c’est le jour de la St Serge que notre Fansolo a fait son retour triomphant à Orléans pour célébrer sa victoire pour la liberté d’expression et le droit à la « potacherie » avec sous le bras l’arrêt de la Cour de Cassation.

Fansolo, je tiens à saluer, très sincèrement, ton combat, ton courage et ta détermination.  La Cour de Cassation rend ainsi un hommage à la liberté d’expression sur les blogs en y étendant le droit de la Presse.

Sur ce sujet : 

L’arrêt de la Cour de Cassation

http://placedeletape.wordpress.com/2011/10/07/une-grande-victoire-de-la-justice-larret-grouard-contre-fansolo-c-cass-6-octobre-2011/

http://polyborus.over-blog.com/article-affaire-fansolo-serge-grouard-condamne-en-cassation-86047076.html

http://polikarpov.over-blog.com/article-et-que-vive-fansolo-86036583.html

http://circe45.over-blog.com/article-fansolo-journee-de-fete-et-de-renaissance-a-orleans-86077592.html

 

http://www.coteboulevard.com/2011/10/cour-de-cassation-serge-grouard-dans-laffaire-du-blog-de-fansolo-les-amis-de-serge-grouard/

http://lechatdorleans.wordpress.com/2011/10/07/bonne-nuit-antoine/

http://www.chroniques-ovales.com/article-la-justice-est-finalement-passee-86068034.html

Médias 

http://www.rue89.com/2011/10/08/la-cour-de-cassation-etend-le-droit-de-la-presse-aux-blogs-225347

Très forte mobilisation dans le Loiret et tout particulièrement sur Orléans.

Rdv dimanche 16 octobre pour le second tour !!!

 

ORLEANS

Montebourg 18,6%
Aubry 34,1%
Baylet 0,3%
Valls 5,8%
Hollande 35,5%
Royal 5,8%

7,4% de participation

 

LOIRET

Montebourg 16,7 %
Aubry 30 %
Baylet 0,4 %
Valls 6,4 %
Hollande 40,1 %
Royal 6,2 %

Communiqué du 05/10/2011

Serge Grouard et l’UMP locale ont peur des Primaires Citoyennes …

Est-ce les défaites successives aux régionales, cantonales, et sénatoriales qui entraînent une certaine fébrilité de l’UMP locale,  à l’approche des primaires des 9 et 16 octobre ?

 – Les élus de l’opposition se doutaient, depuis quelques mois, que la majorité UMP avait connaissance des textes transmis par l’opposition, avant leurs publications dans le journal municipal. Nous en avons la confirmation dans l’édition du mois d’octobre.

Dans l’ « Orléans Mag » n°92 distribué ces derniers jours, la Majorité UMP répond directement à la tribune de l’opposition publiée dans le même numéro. Un droit de réponse publié avant la publication du texte incriminé. Une pratique peu digne des démocraties modernes.

Cette attitude scandaleuse remet en cause la légitimité  des tribunes des groupes politiques dans les bulletins locaux d’informations et démontre une nouvelle fois le peu de considération que l’UMP a pour la liberté d’expression.

 – La majorité UMP d’Orléans semble se focaliser sur le déroulement de ces primaires depuis plusieurs mois au point de consacrer l’ensemble de sa tribune du mois d’Octobre à ce sujet. Les sujets sont pourtant nombreux : Travaux rue des Carmes, le coût de chantier du Tram, le réseau des pistes cyclables, la baisse de 5% du budget des associations, ou encore le nombre insuffisant de places en crèche.

Après avoir mis tout en œuvre pour empêcher le bon déroulement des primaires à Orléans (urnes en nombre insuffisant, refus de locaux…), l’UMP locale essaye maintenant de limiter la liberté d’expression des élus municipaux d’opposition sur ce sujet. Les primaires citoyennes sont un exercice démocratique nouveau qui permet de donner la parole à tous les français, ce qui semble effrayer l’UMP.

 L’attaque a été lancée par l’UMP nationale en janvier dernier et reprise mot à mot par Serge Grouard lors du Conseil Municipal de Juillet et ce malgré la reconnaissance par la CNIL de la légalité de cette procédure. Récemment, on a pourtant pu lire dans la presse que l’UMP se pose la question d’organiser des primaires à droite en 2017.

Sur l’utilisation de l’espace réservé à l’opposition pour évoquer la question des Primaires Citoyennes, la majorité UMP devrait relire le Code des Collectivités Territoriales car dans une jurisprudence récente le Tribunal Administratif de Cergy le 14 septembre 2011 a rappelé le droit aux élus de l’opposition d’informer la population sur l’organisation des primaires citoyennes dans le journal municipal.

 La majorité UMP d’Orléans cafouille … encore.

 Orléans mérite vraiment mieux.

  

Baptiste CHAPUIS