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Qui sera sur la ligne de départ ? À un an des prochaines élections municipales, les ambitions s’aiguisent déjà à Orléans. À cette occasion, MagCentre propose un tour d’horizon des candidats au scrutin.  Nous poursuivons avec Baptiste Chapuis, secrétaire de la Fédération socialiste d’Orléans.

Où en est le Parti Socialiste dans sa mobilisation municipale ?

“Nous avons réalisé une tournée des quartiers et des associations. Nous allons continuer avec du porte à porte numérique et physique. Nous voulons rencontrer les Orléanais pour faire émerger des propositions : il y a de bonnes idées à prendre sur le terrain. Nous avons aussi lancé de premières idées : la gratuité des transports scolaires, des initiatives pour le pouvoir d’achat des ménages, le sport et l’attractivité économique. Le programme sera arrêté à l’automne mais il reflétera véritablement les besoins des Orléanais.”

“Il y a aujourd’hui pléthore de candidatures, où vous situez vous dans cette foire pré-électorale ?

“Nous appelons au rassemblement le plus large, nous rencontrons les autres mouvements politiques, des associations, les candidats éventuels comme Michel Ricoud pour le PC, Jean-Philippe Grand pour les Verts ou Philippe Rabier pour Citlab. Le PS veut jouer collectif. Jamais il ne s’est présenté seul à une municipale à Orléans. Cela dit attention il y a beaucoup d’intox, de bluff chez certains candidats qui veulent faire monter les enchères pour mieux s’affirmer et mieux marchander.  Nous ne sommes pas dans cette logique. Mais il y a évidemment de nombreux points de convergences avec d’autres initiatives locales. Ce sont les idées et le programme qui doivent primer, pas la tête d’affiche.”

 

N’y va-t-il pas une bataille d’égos entre candidats potentiels ?

“Peut-être. Mais si ma candidature est un frein au rassemblement je la retirerai. Je ne serai pas un obstacle. Je préfère être en position 2, 4 ou 6 si cela peut faire avancer l’unité et le rassemblement. Dans tous les cas je serai un point de ralliement et de convergence.”

La gauche a-t-elle ses chances à Orléans ?

“Évidemment ! Olivier Carré est usé. C’est la fin d’un cycle de 20 ans durant lequel de mauvaises habitudes ont été prises. Il y a un essoufflement évident. Nous ferons campagne pour plus de transparence et de déontologie, pour abandonner certaines pratiques opaques. Qu’a-t-on à cacher à la mairie ? Avec la crise des gilets jaunes nous avons un devoir d’exemplarité encore plus fort qu’avant !”

Propos recueillis par J.-J.T.

Quelques jours après l’annonce du transfert des « Panthères de Fleury » (Fleury Handball Loiret) sous pavillon métropolitain, le soutien financier historique du club se retire à la fin de la saison (Jp Gonthier). Avec le départ de cet acteur économique majeur, c’est un engagement sans faille pour le sport féminin mais aussi 40% des apports financiers du club qui vont disparaître.
Suite au transfert du club, les amateurs de sports s’attendaient à une valorisation, une nouvelle étape, une réelle ambition, mais non il ne s’agit au final que d’un simple montage financier sans réelle volonté de développement, un simple désengagement de la ville de Fleury au profit de la métropole. Le projet et la mobilisation des élu.es ne sont pas à la hauteur de l’équipe la plus titrée de la métropole. La situation se répète à nouveau aujourd’hui avec le Saran Loiret Handball et l’un de ses principaux sponsors. (LSDH)
A travers ces situations, les socialistes d’Orléans s’interrogent sur la stratégie sportive de la ville d’Orléans portée notamment par son adjoint ainsi que sa traduction métropolitaine aujourd’hui et pour demain.
Les quelques exemples récents :
Orléans Loiret Basket vient de perdre une nouvelle fois une affaire emblématique aux prud’hommes conséquence du caprice d’un élu. Après la procédure concernant l’ancien entraîneur, c’est maintenant plus de 300 000 euros gaspillés dans des procédures qui aurait pu être évitées.
– L’USO, qui malgré une bonne santé sportive que l’on salue, est menacée par des affaires économiques et judiciaires qui ne permet pas de créer un contexte de sérénité nécessaire à son bon développement. et cela sans évoquer l’absence de vision à long terme concernant les infrastructures.
Le CFA du Sport dont le montage financier autour d’un important projet immobilier est flou et dont la stratégie ne semble pas anticiper l’impact des évolutions législatives récentes.
L’absence de transparence et de stratégie à long terme, les dérives de certains élus, ne permettent pas de construire durablement des clubs de haut niveau. Clubs participants à la mise en place d’un écosystème favorable pour l’ensemble des acteurs associatifs, grâce à des infrastructures adaptées et diversifiées mais aussi un système de formation et d’accompagnement des plus jeunes, de qualité. Le partenariat et la confiance avec les acteurs économiques locaux sont essentiels pour la réussite de ces projets sportifs.
Pour les socialistes, le sport est un vecteur d’insertion, d’émancipation, de mixité, le haut niveau et les élus ne devraient jamais oublier ces objectifs. Le haut niveau devant toujours être au service du plus grand nombre. Le haut niveau ne devant jamais être au service de quelques-uns, toujours les mêmes. Force est de constater que depuis 5 ans ce n’est pas le cas.
Marc HUBERT ancien Président Orléans Basket
Baptiste CHAPUIS secrétaire Parti Socialiste d’Orléans

CASUFFIT (1)

Article La Rep

Lettre ouverte aux députés d’Orléans pour soutenir le référendum d’initiative partagée pour le rétablissement de l’ISF

Depuis plusieurs semaines la France, vit dans un climat de contestation sociale et politique notamment avec la mobilisation des « Gilets Jaunes ». La demande de justice sociale est forte, agrégée à un climat de défiance envers nos institutions.

Face à ça, une initiative nationale est lancée afin de rétablir l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Nous lançons aujourd’hui un appel solennel aux députés d’Orléans, Caroline JANVIER, Stéphanie RIST et Richard RAMOS  pour qu’ils soutiennent cette initiative et signent la proposition de loi visant à soumettre le rétablissement de l’ISF à référendum.  Les socialistes d’Orléans ont écrit un courrier transmis ce jour à ces 3 députés d’Orléans.

La procédure du référendum d’initiative partagée est prévue à l’article 11 de la Constitution, afin de contraindre le Gouvernement à prendre en considération les aspirations à la justice fiscale des Français et des Françaises. Cette procédure, pour être valable, doit réunir les signatures de 185 députés et sénateurs, nous attendons que les députés d’Orléans y participent activement.

Pour poursuivre cette procédure, nous devrons ensuite recueillir 4,7 millions de parrainages citoyens. (soit 1/10e du corps électoral). C’est le seul outil constitutionnel dont disposent aujourd’hui les citoyens français pour contraindre le Président de la République et le Gouvernement à remettre en place l’ISF.

Les socialistes d’Orléans tiennent à rappeler que : 

    – Le rétablissement d’un Impôt de Solidarité sur la Fortune est une exigence démocratique. Dans les cahiers de doléances initiés par le mouvement des “gilets jaunes”, de nombreux citoyens ont demandé le rétablissement de l’ISF. D’après un sondage IFOP des 11 et 12 décembre 2018, 70% des Français se disent favorables à cette mesure.

– Le rétablissement d’un Impôt de Solidarité sur la Fortune est une exigence républicaine. Les fondements de notre démocratie ont consacré dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 la nécessité d’une contribution publique, d’un impôt que chacun paierait pour l’intérêt de la communauté. Cette « justice fiscale » a permis et permet encore le consentement à l’impôt des Françaises et des Français. Ce consentement est la pierre angulaire de notre cohésion nationale.

– Le rétablissement d’un Impôt de Solidarité sur la Fortune est, enfin et surtout une exigence sociale. La suppression de l’ISF, imposée en 2018 par le Président de la République et sa majorité, a fragilisé le consentement à l’impôt comme le révèle le mouvement des “gilets jaunes”. De nombreux citoyens ressentent, à raison, une injustice. Le Gouvernement leur demande des efforts – baisse des APL (allocations personnalisées au logement), hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour 5 millions de retraités, … – alors que dans le même temps il accorde 3,2 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux 1% des Français les plus aisés.

 « L’état d’urgence économique et social » décrété par le Président de la République dans son discours aux Françaises et Français du 10 décembre 2018 ne pourra connaître une issue positive que si nos concitoyens retrouvent un sentiment de justice fiscale.

Communique des socialistes d’Orléans

Olivier Carré en campagne mais, toujours, sans idée

Olivier CARRE est candidat pour les élections municipales de 2020. Voilà au moins une information qui ressort de son activité médiatique des derniers jours. Pour le reste, le plus important, sa vision d’Orléans, ses projets et ses idées, il faudra repasser, pas un mot de sa part.

Pas un mot non plus sur son action actuelle, normalement au service des Orléanais. Si les journalistes ne précisaient pas avant les interviews qu’il est le Maire en place, on pourrait l’oublier.

Pas un mot donc sur le retard du pharaonique projet d’équipement COMET ; pas un mot sur les dégradations des conditions de travail des salariés de TAO ; pas un mot encore pour les agents des bibliothèques orléanaises, dont pour la Médiathèque 25 postes ont été supprimés ces dernières années.

Son seul message politique a finalement été d’expliquer que les questions écologiques ne l’intéressaient pas beaucoup. Curieux signal au moment où le succès de la marche pour le climat à Orléans montre l’inquiétude croissante de nos concitoyens sur ce sujet.

Aucune réponse aux interrogations des Orléanais donc, mais seulement un plan de communication pour lancer sa campagne personnelle. Nous attendions plutôt qu’il lance enfin son mandat de Maire, il n’est jamais trop tard…

Pour les socialistes d’Orléans, 

Baptiste CHAPUIS, Secrétaire de la section d’Orléans

Ne laissons pas passer la haine :

Un rassemblement politique, sous couvert d’un spectacle, du sulfureux Dieudonné est prévu ce dimanche 17 juin  en plein air sur Orléans (ou à proximité) .

A l’image de mon interpellation en 2014, je réitère mon interpellation à la municipalité d’Orléans mais également à l’ensemble des villes du Loiret, pour ne pas cautionner de tels propos et attitudes sans réagir vivement avec tous les outils dont elles disposent.

Je demande officiellement à la mairie d’Orléans, ou à la ville qui accueillera ce rassemblement,  de prendre un arrêté municipal d’interdiction sur la base d’un risque de troubles à l’ordre public.

Le risque juridique du rejet de cet arrêté est limité (Cf. recours de 2014), mais le risque politique est bien plus important. Il faut néanmoins souligner que Nous ne pouvons laisser se banaliser ce discours de haine et ses dérapages nauséabonds.

  1. Dieudonnéest un récidiviste de la haine. M. Dieudonné, aux amitiés douteuses (entre négationnistes, antisémites, et membres du FN), est un multi récidiviste, il tient régulièrement des propos racistes et antisémites sur scènes ou dans des vidéos publiés sur le net qui font régulièrement l’objet de procédures et de sanctions judiciaires.

J’interpelle également le public qui serait tenté d’y venir. Venir écouter Dieudonné, c’est assister à une manifestation d’extrême droite, de haine de l’autre et de remise en cause des valeurs de fraternité qui fondent notre république. Il ne s’agit pas d’un acte anodin.

J’espère très sincèrement qu’Olivier CARRE répondra favorablement à mon appel, comme l’a fait à son époque Serge Grouard. 

Si cet événement se délocalise en périphérie d’Orléans, au dernier moment, je souhaite que la municipalité d’accueil puisse réagir de la même manière.

Pour rappel, la liberté d’expression ne fait pas obstacle à ce que, à titre exceptionnel, le maire interdise une activité si une telle mesure est nécessaire pour prévenir un trouble à l’ordre public.

Pour rappel également, une circulaire ministérielle du 6 janvier 2014, précise le caractère inacceptable et soumis au Droit Pénal des propos tenus et répétés par M.DIEUDONNE. Il s’agit en effet de propos antisémites et infamants à l’égard de plusieurs personnalités et des atteintes virulentes et choquantes à la mémoire des victimes de la Shoah et ceux malgré de nombreuses condamnations.

Alors même que la consultation est en cours, les rythmes scolaires à Orléans ne font plus débat. La majorité municipale, représenté par M. Montillot, a annoncé la fin de la semaine des 5 matinées et l’abandon des activités périscolaires gratuites (TAP).

En effet, alors même que les conseils des écoles se réunissent en ce moment, (le mien était hier soir) M. Montillot dans une interview aux médias locaux à annoncer hier matin sa décision. La semaine de 4.5 jours, c’est fini. Circulez, il n’y a plus rien à voir, la récréation est terminée  !

à quoi bon consulter les parents et les enseignants lors des conseils d’école, si le choix est déjà effectué ? Pourquoi organiser un simulacre de vote dans tous les conseils d’école sur un projet déjà décidé ? Triste vision de la place des parents et des enseignants dans l’organisation scolaire.

Les explications de M. Montillot soutenu par M. Carré, pour ce choix sont comptables (« ça coûte cher ») , administratives, organisationnelles (difficultés à trouver des intervenants) mais jamais l’intérêt et le rythme de l’enfant n’est évoqué.

De nombreuses collectivités, on fait le choix d’une véritable concertation / consultation en soumettant réellement plusieurs scénarios aux parents et enseignants à l’image de la ville de Blois qui interroge également la réduction des vacances scolaires pour alléger la semaine et donne les arguments Pour ou Contre des 3 scénarios proposés ainsi que les incidences financières.  (http://www.blois.fr/2929-rythmes-scolaires2018.htm) .

A Orléans, au delà de cette méprisante consultation, le cynisme pousse la municipalité à rendre les activités payantes (près de 200 euros à l’année)  et concentrées le mercredi matin en parallèle du centre de loisirs où les places restent toujours trop peu nombreuses.

De part cette décision unilatérale, la majorité municipale d’Orléans, ne respecte ni le rôle de la communauté éducative ni le rythme de l’enfant.

Orléans mérite mieux .

Inadmissible !

Femmes Victime de violences

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Ce post est un coup de gueule d’un père excédé de la dangerosité du pont Georges V pour la circulation à vélo, un pont « royalement » accidentogène pour les cyclistes.

En 2009 déjà, au nom du groupe de l’opposition à Orléans, j’interpellais la municipalité sur l’enjeu du déplacement vélo.

« (…) Alors que l’idée de mise à disposition de vélos est saluée par tous, la municipalité ne s’est pas donnée les moyens de permettre aux vélos de circuler en Centre ville. Il suffit de voir la situation particulière sur le pont George V.  L’idée d’une passerelle vélos-piétons-rollers sur la Loire avait été défendue par tous. (…)

Ce projet annulé dès 2001 a été ressorti par Serge Grouard, près du pont Joffre, dans son programme électoral de 2008. Promesse vaine, ce projet est maintenant dans un placard. Les élus de l’opposition, dans leur rôle de propositions et de vigilance, souhaitent voir ce projet sortir du placard et ainsi permettre aux cyclistes du quotidien comme du dimanche de pouvoir traverser la Loire en toute sécurité. » (19 février 2009) 

Le sujet est redevenu d’actualité lors des élections municipales en 2014, une passerelle est apparue momentanément dans le cadre du projet Arena, pour retomber dans l’oubli ensuite. Le projet ressort régulièrement grâce à la République du Centre (en juillet 2015, juin 2016, janvier 2017) malgré les fréquents accrochages sur cette voie . Le sujet est remis dans l’actualité régulièrement grâce à la mobilisation citoyenne notamment dans le cadre des différents éditions des vélorutions . (Lien )

Comme de nombreux orléanais-es, j’ai toujours énormément d’appréhension quand je traverse le pont Georges V avec ou sans enfant à l’arrière de mon vélo. Est-ce normal dans notre ville d’avoir peur en prenant son vélo du fait d’un défaut d’aménagement de voirie ? Les solutions existent et ont été à de nombreuses reprises étudiées.

Qu’attend la municipalité pour sécuriser cet axe majeur de la circulation à vélo ? Combien faut-il encore d’accrochages pour une prise de conscience de la situation ?

Le 23 avril 2017, pour la seconde fois de notre histoire, le Front national est arrivé au second tour de l’élection présidentielle.

Les inquiétudes exprimées par les citoyennes et les citoyens pendant ses élections témoignent des difficultés et des clivages qui touchent notre pays. Le sentiment d’injustice et d’abandon ressentis par certaines et certains encouragent le chacun pour soi et la tentation de solutions autoritaires.

Pourtant, notre pays possède des raisons d’espérer, des énergies et des talents à mobiliser, pour peu qu’il soit inscrit dans une ambition collective de réel progrès social.

A l’inverse, il faut l’affirmer, le programme de Marine Le Pen est dangereux pour la France.

Au-delà de son programme économique IRRESPONSABLE, l’Histoire nous enseigne que l’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même ou la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui ne peuvent conduire qu’à la division, à l’affrontement.

Parce que le Front national est un parti autoritaire, xénophobe et de régression sociale, il n’est pas un parti comme les autres, nous devons refuser sa banalisation. Nous devons appeler chaque électeurs et électrices à lui faire barrage et à voter massivement pour le candidat républicain Emmanuel Macron. Un vote sans illusion aucune mais avec la détermination d’un vote utile, nécessaire pour notre vivre ensemble.

Face à la menace que fait peser sur la France et l’Europe la présence de Marine Le Pen au second tour, chacun doit prendre ses responsabilités.

Citoyennes et citoyens, appelons au sursaut démocratique pour rejeter la vision réactionnaire et identitaire du Front national, mobilisons toutes celles et tous ceux qui sont attachés à notre république,  Défendons ensemble les valeurs de paix, de fraternité, de solidarité.

Le FN ne passera pas par moi !

Le 7 mai, JE VOTE.

Pour suivre la campagne de Valérie CORRE,  députée du Loiret,  candidate sur  la sixième circonscription

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2960937Baptiste Chapuis, 34 ans, reste un militant PS actif, s’investit dans la campagne de Valérie Corre et n’a pas perdu son envie de faire valoir ses idées pour Orléans.

« Ils ont osé ! », avait twitté Baptiste Chapuis, à propos de l’arrêté anti-Halloween pris par la municipalité d’Orléans en octobre.

Baptiste Chapuis (PS) ne siège plus sur les bancs de l’opposition au conseil municipal, mais s’oppose toujours publiquement à la politique menée par la majorité actuelle. Sa formule : « Orléans mérite mieux ».

« J’ai pris du recul »

Âgé de 34 ans, l’Orléanais a été conseiller municipal de 2008 à 2014. Situé trop loin sur la liste, battue, de Corinne Leveleux-Teixeira (PS), il n’a pas été réélu.

En 2015, il est candidat – en binôme avec Estelle Touzin (EELV) –, aux élections départementales, pour prendre la suite de Micheline Prahecq (PS) sur le secteur Bourgogne, Argonne, Gare. Cette fois encore, le scrutin est perdu.

« Le contexte n’était pas très favorable et on partait de loin avec les municipales, observe-t-il. Mais on a progressé très fortement en nombre de voix dans le secteur, par rapport aux municipales. »

« C’était la première fois que j’étais candidat en mon nom propre, note encore Baptiste Chapuis. C’était vraiment très enrichissant. »

« J’ai Orléans dans le sang ! »

 Il n’empêche, la séquence électorale de 2014-2015 (avec les régionales qui se sont glissées au milieu) a été « intensive » et « éprouvante ».

« Depuis, j’ai pris du recul, confie-t-il. Je me suis reposé, j’ai beaucoup lu (des livres politiques, mais pas que, ndlr), j’ai passé du temps avec ma famille. »

Sur le plan professionnel, Baptiste Chapuis a également quitté le poste qu’il occupait au cabinet du conseil régional. Il travaille toujours à la région, mais en tant que « simple » chargé de mission (dans le domaine de l’aménagement numérique). « J’ai fait le choix de ne pas vivre de la politique. »

« Ne pas vivre de la politique » mais continuer à « s’engager ». L’Orléanais, adhérent socialiste depuis 1999, est resté actif au sein de son parti. « En tant que simple militant, je participe activement au fonctionnement de la section orléanaise. » Il y organise des rencontres, rédige des tracts, se penche sur l’organisation de la future primaire de la gauche, etc.

On le retrouve également dans l’équipe de campagne de Valérie Corre pour les législatives, sur la 6 e circonscription.

Les législatives, justement, il reste visiblement des places à prendre sur la 2 e et la 5 e circonscription. Serait-il intéressé ? « Moi, ce qui me fait vibrer, c’est Orléans », se contente-t-il de répondre.

Baptiste Chapuis, qui dit « suivre assidûment les débats au conseil municipal, en lisant les procès-verbaux », n’a pas perdu son envie de faire valoir ses idées pour Orléans. « Orléans, c’est ma ville, ça me passionne, j’ai Orléans dans le sang ! »

S’il se qualifie de « modeste ouvrier de la reconstruction du PS et de la gauche localement », clairement, Baptiste Chapuis « souhaiterait pouvoir porter ses idées au conseil municipal d’Orléans en 2020 ».

« Orléans mérite mieux » : un futur slogan de campagne ?

Marion Bonnet

Les militants socialistes Baptiste Chapuis et Yann Chaillou distribuent des tracts sur le marché à Orléans. © Radio France – Etienne Escuer

J-7 avant la primaire citoyenne, organisée par le PS et ses alliés. Dimanche prochain, les électeurs de gauche sont invités à choisir leur candidat à l’élection présidentielle.

Pas de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron ni de Yannick Jadot, mais le choix entre 4 ex-ministres socialistes (Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon) et trois candidats de partis affiliés au PS (François de Rugy, Silvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias). Depuis l’officialisation des candidatures il y a un mois, les 7 participants doivent mener une campagne express.

Pour les militants de gauche, il faut désormais réussir à mobiliser les électeurs. Exemple sur le quai du roi, à Orléans. A l’entrée du marché, les socialistes tendent des tracts aux passants. Le but : leur rappeler les modalités de la primaire et surtout donner envie d’aller voter dimanche prochain. « En deux semaines, c’est compliqué ! », explique Philippe Rabier.

Les gens n’étaient pas encore dedans. Il y a eu les fêtes, la rentrée… Mais je pense qu’on aura une belle surprise. » – Philippe Rabier, militant socialiste

Pas question d’appeler à voter pour un candidat en particulier. La campagne est trop courte pour ça. « Une élection se fait surtout dans les deux dernières semaines, poursuit Philippe Rabier. Donc là, on est sur le terrain et on se mobilise tous. Et on est moins dans le côté partisan. »

Distribution de tracts sur le marché à Orléans. - Radio France
Distribution de tracts sur le marché à Orléans. © Radio France – Etienne Escuer

Pour cette primaire, il a aussi fallu trouver du monde pour tenir les 75 bureaux de vote loirétains. Baptiste Chapuis, militant PS et ancien conseiller municipal à Orléans, avait quelques doutes sur la motivation des sympathisants socialistes : « On s’était dit que ça allait être compliqué de les mobiliser ! Mais au final ils sont bien là. »

« On a même des gens qui nous appellent, qu’on ne connaît pas, et qui veulent nous aider à organiser la primaire. C’est assez stimulant, ça, quand on a 15 à 20 personnes qui viennent nous renforcer » – Baptiste Chapuis, militant socialiste

« La campagne est très courte !  » – Baptiste Chapuis, militant PS

Selon les militants, la mobilisation est même encore plus forte depuis le débat télévisé de jeudi. Un deuxième débat doit se tenir ce dimanche soir à 18h sur BFMTV, RMC et iTélé. Il y en aura même un troisième sur France 2 et Europe 1 jeudi à 20h55.

Comme de nombreux électeurs de cette primaire, j’ai pris le temps de lire et d’écouter chaque candidat. J’avais souhaité et appelé de mes vœux que cette primaire rassemble d’autres candidatures comme celle de Jean-luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron. Je regrette une nouvelle fois leur refus.

Le choix n’était pourtant pas naturel du fait notamment de l’absence de candidature de François Hollande. En tant que mandataire pour Martine Aubry lors de la primaire de 2011, j’attendais également de connaitre sa position dans cette campagne.

Face aux enjeux de cette élection, du risque de fragmentation de la gauche. Il est nécessaire de trouver un point d’équilibre qui permet de la rassembler. Soyons conscient que la gauche a pu décevoir ces dernières années, le bilan de François Hollande a malgré tout été insuffisamment soutenu. Je reste fier de cette gauche gouvernementale qui sut défendre le mariage pour tous, augmenter l’allocation Rentrée Scolaire, recruter près 60 000 enseignants supplémentaires, généraliser le 1/3 payant, instaurer la fin du cumul des mandats… Je salue une nouvelle fois la grande responsabilité de François Hollande lors de l’intervention au Mali ou lors des attentats. Ce quinquennat sera apprécié bien différemment dans quelques années.

Une primaire, c’est faire un choix. Mais soutenir officiellement un candidat est un exercice complexe, car il est difficile de se retrouver à 100% derrière l’ensemble des prises de position de celui-ci. Malgré tout, ma décision est un choix de conviction, un engagement d’homme de gauche, dans un contexte particulier.

Je répète ici que malgré mon choix, et comme en 2011 avec François Hollande alors que je militais pour Martine Aubry, je soutiendrais le ou la candidate qui sera désigné-e lors de cette primaire.

Face aux défis liés à la crise économie, sociale, environnementale et politique, les réponses doivent être claires, fortes et ambitieuse. La question de la pauvreté, du vivre ensemble (laïcité), de la lutte contre le chômage, de la prise en compte de l’urgence écologique, sont centrales. Le temps des compromissions ou des demi-mesures n’est plus. La France a besoin d’un projet clairement de transformation sociale et d’émancipation. Le candidat issu de cette primaire devra porter un projet de rassemblement et s’inscrire dans cette démarche. Il devra au lendemain de sa désignation aller discuter avec toutes les autres candidats de gauche afin de construire un pacte pour cette présidentielle. L’enjeu est la présence de la gauche au second tour. Le duel Fillon-Lepen n’est pas une fatalité. La primaire est la première étape de la construction d’une dynamique à gauche !

Une seule candidature est selon moi en capacité de relever ces défis. Il s’agit de Benoit HAMON.

J’ai pu, par le passé, avoir des divergences voir des oppositions avec lui. Mais, il incarne aujourd’hui  le renouvellement et le  rassemblement. Il porte dans un projet fédérateur, des propositions fortes pour les français-es (Revenu universel d’existence, reconnaissance du burn out, partage du temps de travail, droit universel à la formation tout au long de la vie, reconnaissance du vote blanc, interdiction des perturbateurs endocriniens, participation du citoyen…) Ce projet redonne du souffle à notre démocratie, de l’ambition à notre économie, du cœur à notre République.

Les 22 et 29 janvier, avec Benoit Hamon, faisons battre le cœur de la France. !

https://www.benoithamon2017.fr/

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Comment de jeunes militants du PS, comme l’Orléanais Baptiste Chapuis, 34 ans, traversent-ils ces zones de turbulences politiques qui secouent le pays et la gauche? Il fut conseiller municipal de 2008 à 2014 dans l’opposition avec Corinne Leveleux-Teixeira. En 2015, avec Estelle Touzin (EELV), il échouait à conserver aux élections départementales le siège de Micheline Prahecq.

Baptiste Chapuis, militant de toujours au sein de la Fédération, aura certainement un rôle dans les années à venir dans la refondation d’une gauche mal en point dans le Loiret. Nous l’avons interrogé sur les échéances en cours.

Interview

Baptiste Chapuis, comment avez-vous accueilli la candidature de Manuel Valls à la Présidentielle?

C’est une candidature légitime qui représente une partie de la gauche et qui pourra incarner le bilan de François Hollande. Pour ma part, aujourd’hui, je ne me reconnais pas dans cette candidature.

 La primaire de la gauche doit-elle être celle du PS ou rassembler tous les candidats ?

La primaire de la gauche, pour quelle soit utile et efficace, doit rassembler tout le monde, dans sa diversité, Mélenchon, Macron, Jadot, Pinel…Pour ma part je serais très heureux localement de pouvoir organiser cette primaire avec des camarades du Parti communiste, des Radicaux de gauche, des écolos. Les enjeux sont trop importants pour que l’on parte divisés au premier tour.

La décision de François Hollande de ne pas se représenter favorise-t-elle de telles primaires ouvertes à toute la gauche ?

La non candidature de François Hollande doit permettre le rassemblement. Cela devrait en faire réfléchir certains. J’ai envie de leur dire “soyez candidat dans un cadre démocratique, partagé, transparent. Venez les organiser avec nous et vous verrez qu’il n’y a pas de loup, que ce n’est pas flou”. On a encore le temps d’organiser les 22 et 29 janvier des primaires ouvertes à toute la gauche.

Si des candidats comme Macron et Mélenchon y vont en dehors de la primaire, la gauche ne sera pas au second tour ?

Les électeurs choisiront, mais si c’est le cas certains porteront une responsabilité. Nous essaierons de rassembler au maximum sur la candidature qui sortira de la primaire, quelle qu’elle soit. Nous avons une carte à jouer pour que la gauche soit au second tour et moi j’ai envie de la jouer à fond et d’essayer de convaincre comme Thomas Piketty, comme François Bonneau, et d’autres, de jouer le jeu au maximum. Venez dans le cadre de la primaire, il n’y a pas d’entourloupe vous aurez la capacité de vous exprimer, de débattre, vous serez dans la séquence médiatique qui va s’ouvrir.

Cette primaire ne risque-t-elle pas de tourner à la baston de la part des frondeurs, contre Manuel Valls en particulier?

Le primaire ne sera pas un référendum pour ou contre François Hollande. C’est déjà ça. Valls, Macron, Montebourg ont été ministres et seront comptables de l’action du gouvernement pour la part qui leur revient, et l’on pourra comparer projet contre projet.

Ceux qui n’ont pas été au gouvernement auront-ils un droit d’inventaire ?

On a vu que dans la primaire de la droite, Fillon est comptable d’un bilan mais cela ne l’empêche pas d’être considéré comme un homme neuf. Je ne suis pas un fan de Manuels Valls mais il devra, comme l’a dit Jean-Christophe Cambadélis, faire œuvre de rassemblement pour l’emporter.

Qui allez-vous soutenir, un candidat déjà en lice ou attendez-vous un autre candidat le messie… ?

Je ne suis pas un adepte de l’homme ou de la femme providentielle. Aujourd’hui sincèrement, je n’ai  pas de candidat, je ne suis pas convaincu. Autant en 2007 et en 2011 mon choix était très tranché, en 2007 pour Ségolène Royal, en 2011 j’ai soutenu fortement Martine Aubry, aujourd’hui j’attends de voir les propositions et les débats.

Le spectre est-il complet ou faut-il une autre candidature du PS, une synthèse entre Aubry et Hollande, on parle de Vincent Peillon, l’ancien ministre de l’Education… ?

Il est question aussi de Christiane Taubira qui pourrait apporter quelque chose dans cette primaire, de Yannick Jadot, de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron, Sylvia Pinel, Marie-Noëlle Lienemnn… Vincent Peillon, pourquoi pas… ? Ségolène Royal aurait aussi une légitimité à se présenter.

Emmanuel Macron, vous pourriez le soutenir ?

Les personnes qui se disent ni de droite, ni de gauche je n’y ai jamais cru…En général ils sont de droite, au final.

Il a quand même fait partie du gouvernement…

Oui, mais aujourd’hui son positionnement m’interroge. Après, s’il rejoint la primaire cela lui permettrait de clarifier son positionnement. J’attends d’être convaincu, peut-être qu’au final je voterai pour lui. Je n’ai pas d’a priori contre lui. S’il vient à la primaire et s’il gagne, je ferai campagne pour lui.

Et Jean-Luc Mélenchon… ?

La question est de savoir pourquoi on se présente à l’élection présidentielle, si c’est pour exister ou pour gagner la présidentielle. Si Mélenchon gagne la primaire, je collerai des affiches Jean-Luc Mélenchon. Si l’on veut rassembler à gauche, il faut jouer le jeu de la primaire avant de jouer une carte personnelle.

Cela semble déjà plié pour la gauche…?

Rien n’est plié, Marine Le Pen au second tour, ce n’est pas une fatalité. A nous à gauche de  nous rassembler pour avoir au second tour un match classique. Cela permettrait d’avoir un débat sur les idées, et non un vote anti-Front national.

Deux circonscriptions aux législatives pour 2017 dans le Loiret n’ont pas encore de candidats du PS pour l’instant, la deux et la cinq, êtes-vous candidat? On parle pour vous de la deuxième, contre Serge Grouard, le sortant.

Il y a des candidatures pour ces deux circonscriptions, mais le processus est gelé en attente de décisions du national. En ce qui me concerne, malgré certaines sollicitations je ne serai pas candidat, ni sur l’une ni sur l’autre.

Les municipales : à Orléans, c’est un champ de ruine pour la gauche. Comment choisir le ou la candidate pour mener une liste en 2022?

Aujourd’hui nous sommes dans l’organisation de primaire ouverte pour la Présidentielle. Je pense que comme nous allons bien réussir ces primaires, cela ouvrira la porte pour une primaire ouverte avant les municipales. J’en avais défendu le principe en 2013, cela se serait passé différemment si on l’avait organisée. Ce n’est pas cela qui va sauver la gauche, mais c’est un outil pour être présent sur le terrain, diffuser nos idées, faire vivre le débat démocratique…Ce serait une première aux municipales à Orléans, cela s’est fait dans cinq ou six villes, et ces primaires ont connu, à Marseille au Havre, un engouement populaire. Cela ne s’est pas forcément traduit par des victoires mais l’électorat de gauche s’était mobilisé. A Orléans c’est une proposition que je referai d’ici quelques mois.

Et vous serez candidat en tête de liste ?

Pour l’instant la question ne se pose pas, je suis un ouvrier, un besogneux du rassemblement. J’essaye de faire en sorte de participer au bon fonctionnement du parti socialiste, que l’on ait de bons rapports avec nos partenaires, la question se posera plus tard. On oublie souvent qu’aux municipales, c’est une équipe de 55 noms, mobilisés, motivés, présents sur le territoire, la question du casting viendra après…

 

Très prochainement de nouveaux articles et réactions sur ce blog…

à bientôt…

Résultats 1er tour départementales 2015 Orléans 4

Résultats 1er tour départementales 2015 Orléans 4

Bonjour,

Etant candidat aux élections départementales des 22 et 29 mars 2015, je vous invite à suivre la campagne sur le site ci-dessous  :

Le site de le campagne sur le canton Orléans 4 qui comprend les quartiers : Bourgogne, St Marc Argonne, Gare, Pasteur St Vincent.

Affiche de campagne http://www.touzin-chapuis.fr

Venez le découvrir !

Le chantage à l’équipement informatique des écoles : M. Montillot réinvente le délit de solidarité

L’école Jean Mermoz d’Orléans vient d’être sanctionnée par M.Montillot. Le délit : s’être mobilisé pour défendre des parents sans papier qui dormait dans la rue avec leurs enfants.

Face à cet élan de solidarité, l’adjoint à l’Education de la ville d’Orléans, au lieu de soutenir cette action, n’a que pour seule réponse, de « punir » l’ensemble de l’école en ne livrant plus le matériel informatique pourtant attendu. Des travaux avaient été réalisé, des enseignements prévus sur ce nouveau matériel, rien n’a empêché l’élu orléanais de prendre cette sanction inique. Quelle belle leçon pour les enfants de cette école.

Tous les acteurs publics savent que les écoles d’Orléans sont déjà sous dotés en matériel informatique mais dorénavant le chantage est de mise. Ne faites pas de vague dans vos établissements si vous souhaitez que la ville vous équipe en moyen de fonctionnement. Drôle de conception de l’égalité des chances…

Cette décision est scandaleuse et intolérable. On ne peut sanctionner une école pour s’être mobilisée pour défendre une famille qui n’a pas de toit pour dormir. Le Parti Socialiste d’Orléans et le Mouvement des Jeunes Socialistes du Loiret demandent l’annulation de cette décision ainsi que les excuses de M. Montillot à l’ensemble de la communauté éducative de cet établissement.

Communiqué PS/MJS

Dans la presse : http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2014/11/04/lecole-jean-mermoz-sanctionnee-apres-loccupation-de-ses-locaux-par-des-parents-en-octobre_11206304.html

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La nouvelle génération. Une formule pour habiller élus et militants autour de 30 ans, tranche d’âge sous-représentée dans les partis politiques, qui monte depuis mars dernier. Localement, elle a gagné en visibilité.

Parfois avec envie, sinon avec espoir, ou une pointe de mépris, les anciens militants gratifient leurs cadets en politique du qualificatif de « nouvelle génération ».

Ils ont la trentaine, un peu plus, un peu moins. Ils tractent dans la rue, twittent sur les réseaux sociaux. Dans l’agglomération orléanaise, les jeunes en politique existent, et le font savoir.

« Une exigence générationnelle pour plus de liberté »La formule a été récemment portée au premier plan par les partisans de Nicolas Sarkozy, lequel affiche le désir de s’appuyer sur ces jeunes élus et militants pour sa campagne à la tête de l’UMP.

De fait, à droite, ils sont nombreux à avoir gagné en mars dernier un mandat d’élu. La nouvelle génération, c’est celle dont se félicite Serge Grouard, le maire UMP d’Orléans, qui pose pour son troisième mandat en chantre du renouvellement. Mathieu Langlois, 25 ans, conseiller municipal délégué aux réseaux affirme être en phase « avec la société, relativement jeune », en veut pour preuve ses enfants, scolarisés dans les « mêmes écoles » que les Orléanais, et la nécessité d’avoir à la fin du mois « un budget à clôturer ». Bref, faire de la politique pour que son mandat « serve à quelque chose », nourri par son expérience du quotidien.

« Une nouvelle génération monte en puissance depuis les élections municipales », constate Matthieu Schlesinger, 32 ans, cofondateur du think tank rénovateur UMP la Boîte à Idées et ancien animateur départemental des « Jeunes actifs » de l’UMP, dont Olivier Silberberg, 31 ans, conseiller municipal à Saint-Jean-de-la-Blanc a pris la succession. C’est au sein de cette organisation, et au-delà des étiquettes, que le jeune élu, alors candidat, avait bâti l’an dernier Agglo’14, une plate-forme de réflexion à droite pour l’agglomération. Une initiative susceptible d’être reproduite à l’occasion des élections régionales.

Un dynamisme dont les trentenaires de gauche, pourraient prendre ombrage ? « Ils ont eu besoin d’avoir cette exigence générationnelle parce qu’ils manquaient d’espaces de liberté à l’UMP », interprète Baptiste Chapuis, 32 ans, militant socialiste et ancien élu. « Au PS, il y a déjà une liberté de parole, de ton. Le MJS est autonome, on peut s’exprimer, la culture du chef, on ne l’a pas », note le militant avant d’interroger : « Sarkozy a fait de cette génération un produit d’affichage publicitaire. Mais que propose-t-il ? En tant que président de l’UMP, va-t-il donner l’autonomie à son organisation de jeunesse ? Je n’en ai pas l’impression… »

Autres constats du trentenaire, le triste « plafond de verre qui dit que tant qu’on n’a pas 40 ans, on n’a pas de poste à responsabilités » et « une évolution dans l’engagement de [sa] génération. Pas forcément au long cours, plus par des combats ».

À Orléans, parmi les jeunes actifs qui s’étaient engagés dans la campagne municipale, certains ont – toujours – la gueule de bois. « Je suis dans l’attente », confie Romain, la trentaine et membre de la liste de Corinne Leveleux-Teixeira. « Il faut qu’on digère tout ça, la défaite est lourde, c’est difficile à encaisser. » Et le contexte national n’arrange rien. « Ça ne veut pas dire qu’on est dépolitisés, mais je ne me sens pas légitime à aller sur les marchés. Je ne saurais pas quoi dire aux gens. »

Pratiques politiquesLa nouvelle génération, une construction ? « Je n’aime pas ce terme, parce qu’au sein de la nouvelle génération, il y a deux façons de faire de la politique. Ceux qui vivent de la politique et d’autres qui ont cherché à construire une carrière indépendante », développe Matthieu Schlesinger, qui se range dans la deuxième catégorie et prédit une « confrontation entre les deux au sein de l’UMP ». Persuadé que la « génération » n’est pas qu’une question d’âge, mais bien de pratiques politiques. Et que rajeunir ne va pas forcément avec régénérer.

Aurore Malval

Depuis mars, Baptiste Chapuis est redevenu simple militant PS. Un statut qui ne l’empêche pas de militer avec autant de conviction. 

BILAN. Il y a un an, Baptiste Chapuis prenait part à l’Université d’été du Parti socialiste de La Rochelle avec la casquette d’élu municipal à Orléans, et le fervent espoir de l’être de nouveau, après les élections municipales de mars. Mais dans le camp de la majorité cette fois, et avec un statut de conseiller municipal en charge d’un dossier de poids. L’histoire s’est écrite autrement et la défaite fut cuisante, pour ne pas dire humiliante avec 23 % de suffrages obtenus au premier tour. Relégué dans les profondeurs de la liste conduite par Corinne Leveleux-Teixeira pour des raisons de rivalité politique et de lutte parricide post Jean-Pierre Sueur, Baptiste Chapuis s’en sort finalement pas si mal. Certes, il a perdu son mandat d’élu d’opposition, mais il porte moins que certains la marque rouge de cette débâcle électorale historique.

« J’ai toujours été militant même quand j’étais élu »

Un an plus tard, redevenu simple militant, Baptiste Chapuis n’a donc pas boudé le rendez-vous socialiste estival. « Qu’on soit élu ou non élu, on a la même place dans cette université. Chacun participe à des ateliers, je suis allé à ceux qui m’intéressaient déjà en tant qu’élu. J’ai toujours été militant même quand j’étais élu. Pour moi, cela ne fait pas une grande différence. Je me suis toujours senti libre dans mes propos », assure le trentenaire. 

« Ni frondeur, ni fan-club » face au nouveau gouvernement constitué par Manuel Valls, Baptiste Chapuis se définit aujourd’hui comme « un militant exigeant ». Certes, il a pris part à La Rochelle à une réunion de « l’Appel des 100 », les élus frondeurs du PS, mais par curiosité politique, et sans esprit d’opposition. « On ne peut pas juger sur des intentions, mais sur des actes. C’est un gouvernement de gauche, avec des personnalités qualifiées. J’ai confiance mais j’attends beaucoup d’eux dans les semaines à venir », commente le jeune Orléanais. 

« Je n’ai aucun regret sur mon engagement dans la campagne. On m’a fait beaucoup de reproches »

Sur le plan local, même privé de tout mandat, Baptiste Chapuis ne désarme pas. Son audience s’est affaiblie naturellement, sa capacité à peser dans les débats locaux tout autant. Pour autant, il garde son bâton de pèlerin. « Je veux que le Parti socialiste retrouve sa place à Orléans. Pour qu’une campagne fonctionne bien, il faut que le parti fonctionne bien. Et le parti socialiste restera la colonne vertébrale des prochaines élections. J’essaie de participer, à la place que j’ai aujourd’hui, modestement mais pleinement, à ce travail. On doit réapprendre à travailler ensemble. Je suis encore identifié comme élu, je reste en contact avec certains acteurs associatifs, acteurs locaux, notamment dans le quartier de l’Argonne. Je continue à être un petit porte-voix, peut-être moins écouté aujourd’hui », poursuit l’ancien dauphin de Jean-Pierre Sueur, et qui avait soutenu, lors des primaires anticipées du PS, la candidature de Michel Brard contre celle de Corinne Leveleux-Teixeira. Il en fit largement les frais.

« Je n’ai aucun regret sur mon engagement dans la campagne. On m’a fait beaucoup de reproches. Quand je regarde ce que j’ai pu faire, je suis plutôt fier de mon engagement dans cette campagne, j’ai saisi la place qu’on m’a donnée même si elle n’était pas bien haute sur la liste. J’ai fait campagne à fond, j’ai mis mes questionnements sous un mouchoir, sans amertume. À l’inverse d’autres, j’ai l’impression de ne rien avoir à me reprocher. J’ai été très loyal pendant cette campagne, plus que certains qui étaient plus hauts sur la liste », confie-t-il. Cette page-là est manifestement tournée. Douloureuse assurément, mais l’apprentissage politique a livré l’une de ses vérités : les combats les plus âpres sont menés en famille, étouffés par des exigences de loyauté que les dominants du moment imposent. 

« L’engagement est toujours le même. Je passe plus de temps à écrire, à rencontrer des acteurs associatifs »

Alors, oui, Baptiste Chapuis veut rentrer à nouveau dans l’arène politique locale, et seul un mandat lui donnerait la possibilité de jouer des coudes et de faire entendre sa voix. Pour l’heure, c’est dans la section Centre-Nord du PS qu’il exerce à nouveau son militantisme. « L’engagement est toujours le même. Je passe plus de temps à écrire, à rencontrer des acteurs associatifs. On est souvent dans l’urgence quand on est élu. Je prends le temps d’écrire aussi sur la vie politique orléanaise », poursuit-il. Au sein du conseil municipal d’Orléans, l’opposition socialiste, réduite à six avec les Verts et le PRG, et privée d’un leader incontesté et d’élus d’expérience, a bien du mal à s’affirmer comme une vraie force d’opposition. D’autant que le Front de gauche donne de la voix, et le Front national de l’idéologie sectaire.

Incontestablement, il y a du grain à moudre pour les militants socialistes locaux. Dans l’ombre certes, mais le travail de reconquête commence toujours par là. Et la persévérance en politique est déjà, en soi, une marque de maturité. 

Anthony Gautier

 

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Quand Jean-Marie LEPEN inspire un élu orlénais : l’antisémitisme assumé.

Les propos du conseiller municipal Christophe de Bellabre sont inadmissibles. Il s’agit d’une allusion ouvertement antisémite, outrancière et nauséabonde. En reprenant les récents propos de Jean-Marie Lepen sur Patrick Bruel, il s’inscrit dans la tradition anti-républicaine du Front National.  

Je condamne fermement ce propos qui ne peut se résumer à un nouveau dérapage haineux. J’ai alerté les services juridiques de plusieurs associations en capacité de porter des suites judiciaires. J’ai également alerté Serge Grouard, actuel maire d’Orléans, pour que des sanctions soient envisagées.

Nous ne pouvons cautionner et tolérer ces propos publics qui plus est de la part d’un élu d’Orléans. Par ses propos, le FN démontre à nouveau ses réels fondements idéologiques.

 

Baptiste Chapuis, citoyen vigilant et militant socialiste.

 

Pourquoi je voterai socialiste aux élections européennes du 25 mai 2014.

Je suis né au début des années 80. Le mur de Berlin était encore une frontière politique entre deux mondes. L’ « Europe continent » n’était qu’une chimère. La chute de ce symbole a permis l’élargissement de l’Europe économique et le développement démocratique de nombreux pays. La Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont rejoint l’Union Européenne en 2004, Roumanie et Bulgarie en 2007, Croatie en 2013. Ces pays, comme nous auparavant, ont fait le choix de construire un avenir commun. Je suis de la génération ERASMUS, celle des échanges européens dans les lycées et à l’université, des rencontres et des jumelages. L’Europe au quotidien.

Mais aujourd’hui, l’Europe est touchée par une crise économique mondiale sans précédent. Cette crise pousse les citoyens à l’euroscepticisme, voire au repli nationaliste. Pour beaucoup l’Europe est, en effet, plus un problème qu’une solution aujourd’hui. L’Europe connaît une crise de confiance. Alors que pour certains pays, comme l’Ukraine, l’Europe est synonyme d’émancipation et d’ouverture, elle ne se résume qu’aux « technocrates de Bruxelles » pour beaucoup de français. La France n’a pourtant aucun intérêt à un repli sur soi. Elle a besoin de s’ouvrir sur ses partenaires européens dans des institutions renforcées et plus politiques

«  Il faut critiquer l’Europe mais pas détruire l’Europe. » Martin Schulz

Cette crise, c’est avant tout la faillite d’un système fondé sur la toute-puissance donnée au « Marché » . Or, ce credo du Marché souverain a été imposé en Europe par les partis de droite libéraux (ADLE dont fait parti l’UDI) et conservateurs (PPE dont fait parti l’UMP) majoritaires au Parlement Européen et, notamment par le premier d’entre eux : M Barroso. Dans un tel contexte, l’Europe a un rôle central à jouer et doit être le point de départ d’un nouvel interventionnisme. La politique européenne ne doit plus se réduire à un carcan libéral. Soyons des européens critiques et exigeants !

Le décalage est grand entre les politiques européennes et leur perception par les citoyens. L’Union européenne est pourtant en pointe sur des sujets majeurs comme l’égalité, notamment entre les femmes et les hommes, la préservation environnementale, la régulation bancaire ou encore la protection des consommateurs. Elle permet de très nombreux domaines des avancées significatives et concrètes qui sont souvent méconnues.

La France a donc besoin d’Europe. D’une Europe forte, ambitieuse, innovante. Nous avons besoin d’une Europe sociale, d’une Europe Politique, qui investit dans la culture, l’éducation et la recherche et qui fixe des objectifs ambitieux en matière d’emploi et de cohésion sociale.  Les libertés économiques ne doivent plus primer sur les droits sociaux.

Seul le Parti Socialiste Européen est en mesure de changer la majorité au parlement et de donner une impulsion sociale à l’Europe. La priorité absolue des socialistes et sociaux-démocrates européens est de permettre à chaque Européen d’accéder à l’emploi et de bénéficier d’un revenu décent. Les moyens alloués à l’emploi des jeunes, premières victimes de la crise, seront substantiellement augmentés. De même, la réorientation de la politique industrielle, la promotion des nouvelles technologies et la lutte contre le dumping social et fiscal seront également des outils particulièrement mobilisés pour atteindre cet objectif. Une forte coordination des politiques économiques et un encadrement plus strict de la finance au service de l’économie réelle par le biais d’une taxe sur les transactions financières sont également activement portés par les socialistes et sociaux-démocrates européens.

Enfin, l’excellence environnementale est une composante de notre identité de gauche. Le niveau européen représente le niveau pertinent pour accélérer la transition énergétique. Les technologies non polluantes et les méthodes de production respectueuses de l’environnement doivent être promues et de nouveaux objectifs stricts de nature à réduire les émissions de carbone et à accroître l’efficacité énergétique et la part des énergies renouvelables seront fixés.

Avec tous les socialistes d’Europe, nous pouvons donner un nouveau cap à l’Europe.  Ensemble, nous pouvons changer la majorité au Parlement Européen et redonner le pouvoir aux peuples plutôt qu’au marché.

Notre vote aura d’autant plus de poids que pour la première fois, le prochain président de la Commission européenne sera l’émanation directe de la majorité au Parlement européen issue  du scrutin du 25 mai. Ce changement est une occasion historique de tourner la page d’une décennie perdue qui a vu les droites européennes abîmer l’Europe et précariser les européens. C’est le moment de défendre notre Europe, de choisir l’Europe que nous voulons, sans délai, mais aussi celle dont nous ne voulons plus, l’Europe des conservateurs (dont le candidat est Juncker, ancien premier ministre du Luxembourg), et celle dont vous ne voulons surtout pas, l’Europe des nationaux populistes.

Le dimanche 25 mai, je voterai socialiste, je voterai Martin Schulz.  

Je suis très étonné d’apprendre les différentes attributions et délégations accordées par le maire à ses désormais 21 adjoints et 22 conseillers municipaux délégués.

Au-delà du fait que l’ensemble des élus de la majorité se voient par ce biais-là recevoir une indemnité de fonction majorée, ces nombreuses attributions et délégations contribuent à rendre opaque l’action de notre municipalité en offrant bien peu de lisibilité à l’action publique. Elles contribuent à un bien désagréable sentiment de méli-mélo pour tout citoyen orléanais.

Ce saupoudrage entre les uns et les autres, relève davantage de la gestion des compromis internes (UMP-UDI-Modem) à la majorité que d’un réel souci de mettre en œuvre une politique municipale claire et efficace.

Avec toutes ces délégations, la décision de ne pas confier la présidence de la commission des finances à un ou une élu(e) de l’opposition, comme cela se produit dans de nombreuses collectivités et même à l’Assemblée Nationale, marque le peu de considération porté à la transparence dans la gestion de la ville, et ce malgré les demandes répétées lors du mandat précédent.

Si l’on voit bien où se trouvent les intérêts individuels, y compris en termes d’indemnités, on se demande où retrouver l’intérêt général avec une majorité municipale organisée comme une armée mexicaine…

Au même moment le Premier Ministre annonce un gouvernement resserré.

Pour terminer, comment ne pas s’indigner de la création d’une délégation « Lutte contre immigration clandestine », création salué par les élus FN d’Orléans. Un clin d’œil appuyé de Serge Grouard aux thèses d’extrême droite. Très inquiétant pour la suite du mandat …

La (longue) liste des délégations :

http://www.orleans.fr/actualites/fiche/repartition-des-delegations-par-monsieur-le-maire.htm

Baptiste CHAPUIS

Comprendre pour reconstruire : Mon analyse des résultats des élections municipales à Orléans 

Je tiens à préciser en introduction que je ne suis ni politologue ni statisticien, ma démarche est celle d’un militant de gauche, élu d’opposition pendant 6 ans, qui souhaite commencer à comprendre cet échec afin que l’histoire ne se répète pas.

Les résultats dans un premier temps, la participation tout d’abord.

Seuls 33 643 orléanais(e)s (sur un total d’inscrits de 62 414) se sont déplacés pour venir voter  ce dimanche 23 mars soit à peine plus de 53% de participation. La moyenne nationale est de 63,55%. Pour rappel en 2008, à Orléans la participation s’élevait à 56,10% (35949 votants)  tandis qu’en France ce taux s’élevait à 66.54%.

Un constat tragique, la fracture civique augmente inexorablement à chaque élection. Pour mémoire, nationalement 60 à 65% des jeunes de 18 à 24 ans ne sont pas allés voter au premier tour, une situation alarmante. Mais ce n’est pas l’objet de mon billet.

Au premier tour, au seul tour, la liste « Orléans à 100%, à laquelle j’appartenais, a réuni 7 622 voix (soit 23.22% des votants) alors que dans le même temps la liste du maire sortant Serge Grouard (UMP) réunissait 17 603 voix  (soit 53.64% des votants).

Pas un bureau d’Orléans n’a placé la liste « Orléans à 100% » en tête, seul un bureau du quartier de La Source a mis la gauche en tête avec la liste emmenée par le binôme Dominique Tripet / Michel Ricoud. Et ce malgré la « stratégie » d’un porte à porte important et ciblé sur les bureaux de vote « abstentionniste de gauche ».

En 2008, la gauche rassemblée avait réuni 15 749 voix (45.06%) au premier tour et 18 257 (48.63%) au second. 1/3 des bureaux avaient placés la liste de gauche en tête notamment (et pas exclusivement) dans les quartiers dits populaires (La Source, l’Argonne, Brossières)

Les causes, raisons et début d’explications.

Il s’agit comme j’ai déjà pu le dire et l’écrire d’une défaite collective, chacun a sa part de responsabilité dans cet échec, moi compris. Néanmoins, il est nécessaire de commencer à en identifier les causes.

Des causes nationales : Les orléanais comme de très nombreux français nous ont envoyé un sévère avertissement. Ils ont exprimé leur inquiétude dans l’avenir de notre pays mais surtout pour leur quotidien (pouvoir d’achat, chômage, sécurité…). Nos responsables politiques nationaux doivent entendre cette inquiétude. Au-delà du changement d’équipe gouvernementale, c’est une nouvelle étape du quinquennat qui doit s’ouvrir s’appuyant sur les fondamentaux de la campagne présidentielle de François Hollande de 2012.

Des causes plus locales sont également à trouver pour expliquer l’ampleur de cette défaite. Certains avancent le manque de « rassemblement » autour de la candidature de la tête de liste. Faire reposer la seule responsabilité de la défaite sur les épaules du PS c’est oublier tout le travail effectué par ses nombreux militants depuis 6 ans pour permettre à nos candidats de se présenter en 2014. (Actions militantes, groupe de travail thématique….)  Modestement, j’y ajouterai le travail des élus de l’opposition pour faire avancer nos propositions et construire des échanges avec les associations de notre ville.

En effet, les militants socialistes pourtant nombreux et dynamiques lors des élections précédentes ont été moins nombreux à se mobiliser, certains se sentant mis à l’écart d’une campagne qui leur échappait d’autres arguant d’un contexte national difficile. Les militants socialistes n’ont été que trop peu associés voir écartés des choix stratégiques de cette campagne  (Projet de ville, propositions, débauchage de centristes…)   A cela s’ajoute des conditions du rassemblement qui n’ont pas été remplies. On compare parfois notre modeste primaire interne avec la primaire citoyenne de 2011. En effet, Martine Aubry, que je soutenais, une fois battue au second tour a fait pleinement la campagne de François Hollande. Mais, il ne faut pas oublier qu’à l’époque, le rassemblement s’était effectué en toute transparence et dans le respect de chaque candidat.

Et pourtant, certes moins nombreux, mais les militants socialistes présents ont fait cette campagne avec énergie et dynamisme mettant un mouchoir sur leur amertume et leur regret.  Je tiens à nouveau à saluer leur engagement.

Beaucoup m’ont interrogé sur mon absence lors de cette primaire interne, j’ai soutenu Michel Brard et je ne le regrette aucunement. Le seul regret que j’exprime aujourd’hui, est de ne pas avoir été assez convaincant afin d’organiser des primaires citoyennes ouvertes à tous. Un élan citoyen qui ne nous aurait pas fait gagner, mais qui nous aurait au moins créé de meilleures conditions pour mener cette élection, avec plus de transparence dans la démarche de désignation et de responsabilités vis-à-vis des citoyens pour le rassemblement.

Notre campagne n’a pas réussi à défendre notre conception du bilan de Serge Grouard, jugé par de trop nombreux orléanais comme positif. Malgré les efforts de communication, nos propositions pour la ville et nos quartiers n’ont pas été entendues à l’exception de la passerelle sur la Loire. Le sens politique de notre projet politique est resté peu lisible. Et malgré le dynamisme et l’engagement du directeur de campagne, la campagne s’est essoufflée très rapidement. La réussite du dernier meeting de campagne n’a pas été suffisante pour remobiliser les équipes.

Pour finir, mon plus grand regret avec cette défaite est de quitter le Conseil Municipal et d’y voir rentrer le Front National. Mon combat contre leurs idées nauséabondes est un des fondements de mon engagement politique qui a commencé lors de la mobilisation populaire suite à l’alliance entre la droite et l’extrême-droite pour les élections régionales de 1998. Ce combat je continuerai à le mener en dehors du conseil municipal, soyez en sûr.

Le temps est à la reconstruction, au rassemblement et non à la compétition ou l’ambition personnelle. L’élection municipale de 2020 est encore loin. Le Parti Socialiste orléanais doit retrouver sa place sur l’échiquier politique local, s’ouvrir aux talents de notre ville, rester à l’écoute des associations. Nos relations avec nos partenaires de gauche devront se retisser peu à peu, apprendre à se faire confiance et à travailler ensemble. Je prendrais toute ma part à cette tache collective.

Dans le même sens, la rénovation de nos pratiques politiques est indispensable pour envisager l’avenir de notre ville. Le moment venu, je défendrai pour les élections municipales de 2020, comme je l’ai fait pour les élections 2014, l’organisation de primaires citoyennes ouvertes à tous les citoyens de gauche d’Orléans. Je défendrais également la construction citoyenne d’un projet pour Orléans. Orléans a besoin d’innovation, de créativité. Nous devrons oser un Orléans solidaire, ouvert, original et résolument humain ! Ces deux préalables seront indispensables pour la reconquête de notre ville.

Sources résultats : http://www.orleans.fr/depot-de-page/mairie-citoyen/vos-elus-instances-de-debat/resultats-elections/municipales/municipales-2014-1er-tour.htm

 

(MAJ) Invité de France Bleu Orléans du 02/04/2014 :

https://soundcloud.com/st-phane-barbereau/baptiste-chapuis-ancien

 

http://apostrophe45.fr/baptiste-chapuis-chacun-a-sa-part-de-responsabilit%C3%A9-dans-cet-%C3%A9chec-moi-compris

http://www.lhebdo-orleans.com/Baptiste-Chapuis-mon-analyse-des-elections-municipales-a-Orleans

http://www.magcentre.fr/baptiste-chapuis-se-positionne-pour-2020/

 

 

Réaction suite à la publication de la circulaire de Manuel VALLS sur le spectacle de DIEUDONNE.

La circulaire du ministère de l’intérieur aux préfets de France vient d’être rendu publique. Je tiens à saluer cette initiative.

Cette circulaire rappelle que le respect de la liberté d’expression ne fait pas obstacle à ce que, à titre exceptionnel, le maire interdise une activité si une telle mesure est nécessaire pour prévenir un trouble à l’ordre public.

Cette circulaire rappelle également le caractère inacceptable et soumis au Droit Pénal des propos tenus et répétés par M.DIEUDONNE. Il s’agit en effet de propos antisémites et infamants à l’égard de plusieurs personnalités et des atteintes virulentes et choquantes à la mémoire des victimes de la Shoah et ceux malgré de nombreuses condamnations. M. Dieudonné est un récidiviste de la haine.

Je sollicite donc le maire d’Orléans pour qu’il prenne, dans les plus brefs délais,  un arrêté d’interdiction sur les bases juridiques rappelées dans cette circulaire. 

Le zénith d’Orléans ne peut être le porte-voix de ces propos haineux.

Je ré-itère mon interpellation au public qui était tenté d’y venir. Venir écouter Dieudonné, c’est assister à une manifestation d’extrême droite, de haine de l’autre et de remise en cause des valeurs de fraternité qui fondent notre république. 

 

Notre République va mal. Elle est attaquée de toutes parts, jusque dans ses valeurs fondatrices, par les attaques abjectes du racisme et de l’intolérance. Depuis quelque temps déjà, les représentants de la Nation, de Droite comme de Gauche, sont violemment agressés par une droite extrême reprenant les techniques de dénigrement et d’insulte dignes d’un autre temps.

Qui aurait pensé qu’en 2013 une garde des sceaux aurait été quotidiennement outragée et niée dans son  humanité ? Qui aurait imaginé qu’une ministre de la République aurait à subir les affronts d’une certaine presse et les injures des racistes du fait de la couleur de sa peau ? Qui aurait pu penser, que le président d’un parti politique de la droite parlementaire se verrait reprocher d’être juif ?

Ces attaques personnelles ont lieu dans un climat particulièrement hostile aux valeurs qui nous rassemblent. Notre république démocratique et sociale, une et indivisible, ne saurait oublier, au risque de perdre son identité, le sens des mots qui composent sa devise.

Liberté, Egalité et Fraternité, loin d’être une formule devenue invisible, car trop banale, constitue au contraire un véritable impératif politique. La puissance évocatrice de notre devise véhicule les valeurs de la France, la concorde et l’esprit de conciliation. Or c’est cet esprit fraternel qui aujourd’hui nous manque le plus.

Et pourtant quelle évidence de continuer à l’invoquer ! La fraternité est le lien humain entre la liberté et l’égalité. Au-delà de la proclamation de la liberté et de l’égalité par notre droit, la fraternité permet la cohésion sociale  au-delà des couleurs et des origines personnelles, au-delà des cultes, des orientations sexuelles, des opinions politiques comme des nationalités.

Au siècle des Lumières, Voltaire exhortait les Français à être dignes d’être républicains. Il nous appartient aujourd’hui de nous rappeler que la fraternité ne se décrète pas, mais qu’elle se construit volontairement et courageusement, dans un élan qui nous engage toutes et tous.

C’est pourquoi, contre le racisme, l’indifférence, les divisions et l’individualisme exacerbé, nous considérons que les élus de la République, quelle que soit leur place, ont une responsabilité particulière dans la sauvegarde des valeurs de notre pacte public. A ce titre, nous vous invitons, par delà la diversité de vos convictions politiques, à voter le présent vœu, afin de traduire la ferme position du Conseil municipal d’Orléans, pour l’harmonie de notre société et le rejet de toute exclusion.

Vœu 

Les élus de la ville d’Orléans, réunis en conseil municipal le 22 novembre 2013, condamnent fermement les attaques racistes et antisémites dont des ministres de la République et des responsables politiques nationaux font actuellement l’objet.

Ils rappellent solennellement leur attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, et de tolérance énoncées dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et réaffirmées dans la constitution de la Vème République.

Ils invitent l’ensemble des habitants de la ville d’Orléans, quelles que soient leur appartenance politique, leur origine ethnique, leur pratique confessionnelle, leur orientation sexuelle, à se rassembler dans le refus de la haine de l’autre et l’adhésion pacifique aux valeurs républicaines.

Vœu présenté par les élus socialistes verts et apparentés en Conseil Municipal d’Orléans le 22 novembre 2013.

Le zénith d’Orléans ne doit pas devenir le porte-voix de la haine raciale et de l’antisémitisme.

Le spectacle de du sulfureux Dieudonné est prévu tout début 2014 au zénith d’Orléans. Dieudonné, aux amitiés douteuses (entre négationnistes, antisémites, et membres du FN), est un multi récidiviste. Il tient régulièrement des propos racistes et antisémites sur scènes ou dans des vidéos publiés sur le net qui font régulièrement l’objet de procédures judiciaires.

La ville d’Orléans ne peut cautionner de tels propos et attitudes sans réagir vivement avec toutes les armes dont elle dispose.  Je demande officiellement à la mairie d’Orléans de prendre un arrêté municipal d’interdiction sur la base d’un risque de troubles à l’ordre public. Le risque juridique du rejet de cet arrêté est réel, mais le risque politique est bien plus important. Nous ne pouvons laisser se banaliser ce discours de haine et ses dérapages nauséabonds.

J’interpelle également le public qui serait tenté d’y venir. Venir écouter Dieudonné, c’est assister à une manifestation d’extrême droite, de haine de l’autre et de remise en cause des valeurs de fraternité qui fondent notre république. Il ne s’agit pas d’un acte anodin.

J’espère très sincèrement que la municipalité UMP ne fermera pas les yeux devant de tels propos sous peine d’être considéré comme complice indirect de ces agissements.

Extrait http://apostrophe45.fr/soci%C3%A9t%C3%A9/cindy-l%C3%A9oni-%C2%ABlescroquerie-dieudonn%C3%A9%C2%BB

apostrophe45. Un militant UMP orléanais crée la polémique ce week-end en reprenant la gestuelle de Dieudonné. Un humoriste que vous connaissez bien pour avoir été en justice face à lui.  
Cindy Léoni (présidente de l’association SOS Racisme). On sait bien toute la signification que Dieudonné met dans ce geste. Évidemment que ce n’est pas un geste tolérable. Maintenant la vraie question qu’il faut se poser concerne la propagation d’une espèce de « Dieudonnite » dans la jeunesse qui reprend son idéologie et ses codes. Alors, il y a peut-être un petit conseil à donner à ces jeunes qui sont manifestement des jeunes de droite. Quand on s’engage en politique, on se doit d’être irréprochable, c’est le premier élément. Le deuxième, il faut rappeler que Dieudonné appartient à une nébuleuse, à une nébuleuse de l’extrême droite dont la boussole est le Front national. Et quand on fait de la politique, on doit savoir aussi que Dieudonné a présenté des listes antisionnistes (ndlr : il a été candidat aux dernières législatives sous les couleurs du Parti antisioniste à Dreux), on doit savoir qu’il a été condamné pour antisémitisme, on doit savoir qu’il y a des liens entre Dieudonné, Soral, les Le Pen et d’autres encore. J’espère que ces jeunes pèchent seulement par naïveté mal placée

apostrophe45. Doit-on lui interdire de venir au Zenith d’Orléans le 11 janvier prochain ? 
Cindy Léoni. Dieudonné, dans chacun de ses spectacles, fait chanter à son public « Shoananas », chanson pour laquelle il a été condamné. Il a peut-être fait appel mais il a été condamné. C’est d’ailleurs ce qui a valu qu’il me poursuive puisqu’à l’issue de la condamnation, l’année dernière, j’ai eu le malheur de dire à l’AFP que Dieudonné ne faisait rire personne. Ce que je comprends, c’est que lorsqu’on attaque Dieudonné sur le terrain de l’antisémitisme, cela lui fait ni chaud ni froid, mais, par contre, quand on le traite de mauvais humoriste, alors là monsieur est vexé. « Shoananas » est une chanson de haine, de haine antisémite, à partir du moment où il continue à distiller cette haine antisémite au sein de ses spectacles, qu’il continue de faire chanter ces chansons-là, ce n’est pas un humoriste, c’est quelqu’un qui tient des meetings politiques sous couvert de spectacle et de show. Il faut donc prendre la mesure de l’escroquerie Dieudonné