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Archive for the ‘Gouvernement’ Category

Nadine Morano reproche à la secrétaire d’État ses «dérapages» verbaux.

Traitée de «Castafiore» par Fadela Amera, hier sur RTL, Nadine Morano persiste : selon elle, «le comportement du secrétaire d’État chargé de la Politique de la ville n’est pas digne d’un ministre de la République».

La polémique a débuté au lendemain des violences qui ont suivi l’accident de Villiers-le-Bel, quand le porte-parole de l’UMP s’est étonné du silence de l’architecte du futur «plan banlieues» du gouvernement. Réponse de l’intéressée : «Nadine Morano, elle est sympa, mais elle énerve tout le monde, tout le monde la fuit.» «Quand on n’est pas d’accord avec Fadela Amara, on se fait insulter ! remarque Nadine Morano. C’est déplorable, mais ce n’est pas le plus grave. Les parlementaires commencent à en avoir l’habitude, puisqu’elle est coutumière de ce genre de dérapages. Ce que je lui reproche, c’est d’encourager les jeunes de banlieue à s’enfermer dans une caricature en adoptant leur comportement et leur vocabulaire. Quand on utilise des expressions comme “à donf” ou “je kiffe” dans un entretien d’embauche, on n’est pas pris.»

Sauf peut-être au gouvernement, puisque Nicolas Sarkozy apprécie le ton de Fadela Amara. «À tort», selon le député de Meurthe-et-Moselle, fille de chauffeur de poids lourd nancéen et qui a «vécu vingt-trois ans dans les cités». Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, n’a plus qu’à inviter le secrétaire d’État à la Ville à un nouveau «petit déjeuner» d’explication au siège du parti présidentiel.

source Le Figaro

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La réforme est désormais enclenchée : le gouvernement réformera les régimes spéciaux de retraite. Ces régimes concernent 5% des retraites en France. Ils ont été obtenus par des luttes sociales des salariés et institutionnalisés en 1945 lors de la création de la sécurité sociale. Pour réformer les régimes spéciaux la droite n’hésite pas à marteler de faux arguments.

Au nom de l’ « équité » martelée sans cesse par la majorité. C’est oublier un peu vite que si les bénéficiaires de régimes spéciaux cotisent 37,5 annuités, et peuvent donc prendre leur retraite entre 50 et 60 ans, il y a plusieurs contreparties. Les salariés des régimes spéciaux cotisent davantage, ils ont donc un salaire moindre.
D’autre part, le montant de leur retraite est inférieur, car le taux de remplacement, c’est-à-dire le niveau de la retraite par rapport au dernier salaire, est inférieur au taux de remplacement des autres salariés.

La question de l’âge à la retraite pose l’argument massue de la droite qui est la question du financement. Mais, s’il est vrai que notre système de protection sociale n’est pas suffisamment financé, il faut s’interroger sur les choix politique qui sont faits.
En effet, comment ne pas trouver aberrant d’entendre Sarko expliquer qu’il existe un problème de financement de la sécurité sociale, alors que dans le même temps il exonère les entreprises de cotisations sociales, et les heures supplémentaires ? Si déjà le patronat était réellement mis à contribution pour financer la protection sociale, notre système s’en porterait un peu mieux. Quid également des revenus non taxés ? (stock option)

Par ailleurs, les salariés des régimes spéciaux n’auraient plus de raison d’en bénéficier car la pénibilité pour laquelle ils l’avaient obtenue n’existerait plus. Si l’évolution technique a fait évoluer les métiers, la pénibilité n’a pas disparue pour autant. Une étude récente démontre que les conducteurs de train, par exemple, sont en moyenne trois fois plus stressés qu’à l’époque où ils devaient mettre du charbon pour faire avancer la locomotive.

 La droite pointe toujours du doigt les régimes spéciaux de la SNCF ou d’EDF-GDF mais n’évoque jamais le financement des retraites des professions libérales, des agriculteurs etc qui sont largement co-financées par les cotisations des salariés.
Pour le gouvernement UMP la réforme des régimes spéciaux n’est qu’un coup d’essai. Cela s’inscrit dans la lignée des précédentes contre-réformes que la droite à enclenchée lorsqu’elle était au pouvoir.

Après cette réforme, Sarko l’a déjà annoncé, il veut réformer l’ensemble du système des retraites et faire travailler les salariés plus longtemps, parce que l’on vit plus longtemps. Je ne partage pas cette vision, loin de là…

Le travail ne doit pas occuper la totalité de la vie d’un travailleur, que celui-ci doit pouvoir bénéficier de temps libre. (A quand le retour du ministère du temps libre !) A la compensation financière et aux retraites anticipées dues à la pénibilité du travail, il faut une prise en compte des nouvelles formes de pénibilité, « comme le stress ou les troubles musculo-squelettiques« , en amont. Une bonne qualité de vie n’a pas de prix et ne peut pas être compensée par des compléments financiers. Le dialogue entamé entre les partenaires sociaux doit aboutir à des propositions concrètes pour que travail ne rime plus avec « souffrance ».

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Le Président les avait froissé avec une citation du livre de Yasmina Reza, « L’Aube le soir ou la nuit »: « Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar?« , aurait-il dit lors d`une visite à Plouarzel.

Le 6 novembre, le chef de l’Etat a eu un accrochage avec des marins pêcheurs. 

Un pêcheur breton en grève:  » il ne pleut que sur les cons « 

Le chef de l’Etat, Sarkozy: « et bien, il doit pleuvoir souvent ici« 

La preuve en vidéo : http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/index.php?id_video=2067

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Dans un édito au vitriol, le prestigieux quotidien américain dénonce une «nouvelle loi hideuse» et dresse un parallèle avec certaines lois de la France de Vichy.

 

«Les questions d’immigration font ressortir les pires instincts des hommes politiques qui devraient être plus raisonnables». Dimanche, le New York Times a publié un éditorial corrosif intitulé «Bigoterie pseudo-scientifique en France», pour vilipender le projet de loi sur l’immigration de la France, et notamment la mise en place de test ADN, qualifiée de «loi hideuse».

«Les tests ADN peuvent être utiles pour établir la culpabilité ou l’innocence dans une affaire criminelle. Mais ils n’ont rien à faire dans une loi sur l’immigration», peut-on lire.

Leçons de l’histoire

Le quotidien ne comprend pas que la France n’ait pas retenu les leçons de son histoire. «Des notions pseudo-scientifiques de lignée pure ont été introduites avec de conséquences tragiques, sous l’occupation par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy».

Fort de ce constat, le New York Times estime que Nicolas Sarkozy «aurait pu intervenir pour stopper ce projet de loi à n’importe quel instant, et en a encore la possibilité», mais «ne le fera sans doute pas».

«Alors qu’il est lui-même le fils d’un immigré hongrois, Mr Sarkozy s’est fait un nom politique avec ses critiques acerbes sur les immigrés récents, et notamment sur ceux originaires d’Afrique du Nord», affirme le quotidien qui voit dans cette thématique un levier électoral.

Et de conclure : «Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d’Etat. Qu’il agisse en tant que tel.»

(source lefigaro.fr)

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Santé
– Nicolas Sarkozy démontre la faiblesse de son discours sur les questions de santé. Il n’énonce aucun objectif sanitaires mais s’en tient à une approche comptable limité. Les franchises annoncées pour le PLFSS le sont dans le seul but de maîtriser les déficits alors que les précédentes mesures de ce type n’ont jamais atteint leur objectif (1 €, forfait hospitalier…). Elles contribuent à la santé à deux vitesses que le président dénoncera trois lignes plus tard.
– La « responsabilisation » de patients, qui sont pourtant soumis à un parcours de soin et qui sont les acteurs les plus mal informés du système, sera bien plus forte et injuste que les vagues intentions annoncées concernant la responsabilisation des professionnels de santé. Encore une fois, la santé n’est traitée que comme un marché, ignorant toute logique de prévention. Enfin, l’annonce d’un débat sur la répartition de la prise en charge des risques entre Assurance Maladie et complémentaires annonce la volonté de nouveaux transferts de charges vers les assurés sociaux. L’annonce du renforcement des aides à l’acquisition d’une complémentaire ne trompera personne : ces aides sont causes d’effets de seuils et maintiennent des populations entières sans protection. Particulièrement les jeunes qui sont 25 % à renoncer à des soins faute d’argent.

Retraite et régimes spéciaux
– Sarkozy ne se gène pas pour mentir en ce qui concerne le régime des retraites. Selon lui, la pénibilité au travail n’existerait plus et l’espérance de vie des bénéficiaires de régimes spéciaux seraient « égale voire supérieure » aux bénéficiaires des autres régimes. Les régimes spéciaux n’auraient plus de sens car les situations qui les justifiaient ne seraient plus valables aujourd’hui. Il y a là une contradiction avec son intervention précédente sur le sujet où il évoquait la nécessité de mieux prendre en compte toutes les situations de pénibilité.
– Le Président veut aligner les régimes spéciaux sur ceux de la fonction publique. Nicolas
Sarkozy choisit d’affaiblir toute velléité de protestation sociale en opposant les salariés entre eux , alors que se profile la phase de renégociation de la réforme de 2003 qui concernera l’ensemble des salariés. Nicolas Sarkozy s’attaque aux « privilèges » de personnes gagnant souvent moins de 2000 € par mois, alors qu’il vient d’offrir 13 milliards d’Euros de cadeaux aux plus riches…

Faiblesses
Nicolas Sarkozy évoque le chômage des jeunes mais ne propose aucune piste de travail en la matière. Ennuyeux alors que le niveau de chômage des jeunes est un des plus élevés. Quand Sarkozy propose de maintenir les seniors en activité, il n’offre en revanche aucun espace aux jeunes dans le monde du travail.
Le Président affirme sans sourcilier que le travail est la seule source de financement de la
protection sociale possible. Ni les stock options, ni les revenus du capital ne seront donc mis à contributions alors que le président prétend vouloir encourager le travail. Le financement de la protection sociale n’est pas assuré dans ces conditions. Nous suggérons plusieurs pistes à Nicolas Sarkozy : remise à plat des 25 Milliards d’euros annuels des exonérations de cotisations sociales, remise en cause du paquet fiscal, établissement d’une fiscalité sur les stock options (5 milliards d’Euros potentiels) et de nouvelles recettes comme une contribution sur la valeur ajoutée au sein de l’entreprise. On devine déjà les déclarations à l’avenir sur les trop grands déficits : qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

Le grand discours social du Président se limite à des annonces toujours plus dures avec les
faibles et faibles avec les forts en matière de politique sociale ; l’absence de politique
économique viable et la faiblesse de la croissance ne pourront être compensées par des
sanctions et l’affaiblissement de notre modèle de protection sociale. La droite qui dénonçait il y a quelques années un « traitement social » du chômage applique un traitement libéral aux chômeurs, qui n’aura aucun effet sur un niveau d’activité anémié par la faiblesse de l’investissement et de la consommation.

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Nicolas Sarkozy n’hésite pas à passer par des schémas absurdes qui visent à faire reposer la crise de l’emploi et le chômage qui pèsent sur la société uniquement sur les prétendues défaillances du système social. Toujours dans une logique de mystification, il transfère toute responsabilité collective sur les épaules des individus en expliquant qu’on ne peut pas demander aux Français d’être « solidaires » s’ils ne sont pas « responsables ». Cela lui permet de créer des amalgames sur le modèle chômeur=fraudeur. Par ailleurs, il se fait le chantre du dialogue social mais le réduit à un rôle de caution pour justifier la casse de notre système social. Le calendrier d’annonces et de négociations affiché risque de conduire à une succession de démantèlements profonds.

35H
– Les 35 H seraient responsables du chômage. Nicolas Sarkozy oublie que c’est lors de la mise en place de ces 35H que la France a créé le plus d’emplois ces 20 dernières années.

– Nicolas Sarkozy propose de donner plus de place à la négociation d’entreprise et de branche sur la durée du travail ce qui revient à supprimer l’idée de durée légale du travail.
– Alors que la droite est au pouvoir depuis 6 ans, Sarkozy annonce un troisième « assouplissement», le chômage, c’est toujours « la faute aux 35H ».

SMIC et pouvoir d’achat et minimas sociaux
– Nicolas Sarkozy ne doit pas être au Smic : pour lui, le Smic progresse « fortement ». Il
annonce la suppression de l’augmentation du Smic pour la remplacer par un comité d’expert chargé de proposer des recommandations au gouvernement…que le gouvernement pourra ne pas appliquer. C’est le gel du salaire des Smicards qui se profile. Bel encouragement au travail !
– Alors que le Smic pourra ne plus être augmenté, la seule mesure proposée sur les autres
salaires est une conférence sur l’emploi. En cas d’échec, aucune intervention de l’état n’est
évoquée…
– Pas de cadeaux pour les salariés, mais les grands distributeurs pourront se rassasier : la
suppression des marges arrières renforceront leurs bénéfices, affaibliront le petit commerce et rendront encore plus difficile le rapport de force entre petits producteurs et distributeurs.

Contrat de travail
– Pour Nicolas Sarkozy, les salariés bénéficient d’un trop-plein de protection. Ce système
encourage les délocalisations, crée peu d’emplois et génère une économie atrophiée. Le droit du travail est pourtant indispensable au rééquilibrage du rapport de force entre employeurs et employés, naturellement favorable à l’employeur. Veut il aligner notre droit sur le droit du travail chinois ? L’affaiblissement du droit du travail n’a pourtant jamais créé de croissance…
– Alors que le CNE est de plus en plus affaibli juridiquement, Sarkozy ouvre la voix d’un
nouveau CPE en mettant à nouveau en cause durée de la période d’essai, indemnités de
licenciement et procédures devant les prud’hommes. L’échec économique du CNE (moins de 10% des embauches actuelles) montre là que le Président, qui se défend d’être un idéologue, n’hésite pas à faire preuve d’idéologie quand elle est ultra-libérale…Ici, la négociation s’ouvre en trompe l’œil puisque l’état se réserve le droit d’en faire ce qu’il veut.

Chômage
– Alors que Nicolas Sarkozy évoque l’objectif d’une indemnisation chômage plus juste, il voit derrière chaque chômeur un fraudeur. « Ce n’est pas un service de dire qu’à vie on peut s’exclure du monde du travail ». On ne s’exclut pas du monde du travail, on en est exclu, il est scandaleux de procéder à un tel amalgame. La lutte contre la fraude ne peut pas être l’alpha et l’oméga de toute politique de l’emploi.
– Se défendant de stigmatiser, Nicolas Sarkozy veut renforcer les procédures de fin de droits en cas de refus d’offres d’emploi, ce qui revient à amalgamer chômage et « glandouille ».
– Si les allocations chômages pourront être importantes, elles seront écourtées…

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Ce blog est destiné à recueillir les témoignages des usagers et des fonctionnaires sur le
fonctionnement quotidien des services publics.

« Que vous soyez agents publics ou usagers des services publics, le Parti socialiste a besoin, pour réagir en termes politiques et reprendre l’offensive, de vos témoignages, de cas vécus, d’exemples concrets qui montrent que, bien souvent, sous couvert de modernisation, un profond mouvement de dégradation du service public est en cours. »

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