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Pour suivre la campagne de Valérie CORRE,  députée du Loiret,  candidate sur  la sixième circonscription

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2960937Baptiste Chapuis, 34 ans, reste un militant PS actif, s’investit dans la campagne de Valérie Corre et n’a pas perdu son envie de faire valoir ses idées pour Orléans.

« Ils ont osé ! », avait twitté Baptiste Chapuis, à propos de l’arrêté anti-Halloween pris par la municipalité d’Orléans en octobre.

Baptiste Chapuis (PS) ne siège plus sur les bancs de l’opposition au conseil municipal, mais s’oppose toujours publiquement à la politique menée par la majorité actuelle. Sa formule : « Orléans mérite mieux ».

« J’ai pris du recul »

Âgé de 34 ans, l’Orléanais a été conseiller municipal de 2008 à 2014. Situé trop loin sur la liste, battue, de Corinne Leveleux-Teixeira (PS), il n’a pas été réélu.

En 2015, il est candidat – en binôme avec Estelle Touzin (EELV) –, aux élections départementales, pour prendre la suite de Micheline Prahecq (PS) sur le secteur Bourgogne, Argonne, Gare. Cette fois encore, le scrutin est perdu.

« Le contexte n’était pas très favorable et on partait de loin avec les municipales, observe-t-il. Mais on a progressé très fortement en nombre de voix dans le secteur, par rapport aux municipales. »

« C’était la première fois que j’étais candidat en mon nom propre, note encore Baptiste Chapuis. C’était vraiment très enrichissant. »

« J’ai Orléans dans le sang ! »

 Il n’empêche, la séquence électorale de 2014-2015 (avec les régionales qui se sont glissées au milieu) a été « intensive » et « éprouvante ».

« Depuis, j’ai pris du recul, confie-t-il. Je me suis reposé, j’ai beaucoup lu (des livres politiques, mais pas que, ndlr), j’ai passé du temps avec ma famille. »

Sur le plan professionnel, Baptiste Chapuis a également quitté le poste qu’il occupait au cabinet du conseil régional. Il travaille toujours à la région, mais en tant que « simple » chargé de mission (dans le domaine de l’aménagement numérique). « J’ai fait le choix de ne pas vivre de la politique. »

« Ne pas vivre de la politique » mais continuer à « s’engager ». L’Orléanais, adhérent socialiste depuis 1999, est resté actif au sein de son parti. « En tant que simple militant, je participe activement au fonctionnement de la section orléanaise. » Il y organise des rencontres, rédige des tracts, se penche sur l’organisation de la future primaire de la gauche, etc.

On le retrouve également dans l’équipe de campagne de Valérie Corre pour les législatives, sur la 6 e circonscription.

Les législatives, justement, il reste visiblement des places à prendre sur la 2 e et la 5 e circonscription. Serait-il intéressé ? « Moi, ce qui me fait vibrer, c’est Orléans », se contente-t-il de répondre.

Baptiste Chapuis, qui dit « suivre assidûment les débats au conseil municipal, en lisant les procès-verbaux », n’a pas perdu son envie de faire valoir ses idées pour Orléans. « Orléans, c’est ma ville, ça me passionne, j’ai Orléans dans le sang ! »

S’il se qualifie de « modeste ouvrier de la reconstruction du PS et de la gauche localement », clairement, Baptiste Chapuis « souhaiterait pouvoir porter ses idées au conseil municipal d’Orléans en 2020 ».

« Orléans mérite mieux » : un futur slogan de campagne ?

Marion Bonnet

Les militants socialistes Baptiste Chapuis et Yann Chaillou distribuent des tracts sur le marché à Orléans. © Radio France – Etienne Escuer

J-7 avant la primaire citoyenne, organisée par le PS et ses alliés. Dimanche prochain, les électeurs de gauche sont invités à choisir leur candidat à l’élection présidentielle.

Pas de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron ni de Yannick Jadot, mais le choix entre 4 ex-ministres socialistes (Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon) et trois candidats de partis affiliés au PS (François de Rugy, Silvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias). Depuis l’officialisation des candidatures il y a un mois, les 7 participants doivent mener une campagne express.

Pour les militants de gauche, il faut désormais réussir à mobiliser les électeurs. Exemple sur le quai du roi, à Orléans. A l’entrée du marché, les socialistes tendent des tracts aux passants. Le but : leur rappeler les modalités de la primaire et surtout donner envie d’aller voter dimanche prochain. « En deux semaines, c’est compliqué ! », explique Philippe Rabier.

Les gens n’étaient pas encore dedans. Il y a eu les fêtes, la rentrée… Mais je pense qu’on aura une belle surprise. » – Philippe Rabier, militant socialiste

Pas question d’appeler à voter pour un candidat en particulier. La campagne est trop courte pour ça. « Une élection se fait surtout dans les deux dernières semaines, poursuit Philippe Rabier. Donc là, on est sur le terrain et on se mobilise tous. Et on est moins dans le côté partisan. »

Distribution de tracts sur le marché à Orléans. - Radio France
Distribution de tracts sur le marché à Orléans. © Radio France – Etienne Escuer

Pour cette primaire, il a aussi fallu trouver du monde pour tenir les 75 bureaux de vote loirétains. Baptiste Chapuis, militant PS et ancien conseiller municipal à Orléans, avait quelques doutes sur la motivation des sympathisants socialistes : « On s’était dit que ça allait être compliqué de les mobiliser ! Mais au final ils sont bien là. »

« On a même des gens qui nous appellent, qu’on ne connaît pas, et qui veulent nous aider à organiser la primaire. C’est assez stimulant, ça, quand on a 15 à 20 personnes qui viennent nous renforcer » – Baptiste Chapuis, militant socialiste

« La campagne est très courte !  » – Baptiste Chapuis, militant PS

Selon les militants, la mobilisation est même encore plus forte depuis le débat télévisé de jeudi. Un deuxième débat doit se tenir ce dimanche soir à 18h sur BFMTV, RMC et iTélé. Il y en aura même un troisième sur France 2 et Europe 1 jeudi à 20h55.

Comme de nombreux électeurs de cette primaire, j’ai pris le temps de lire et d’écouter chaque candidat. J’avais souhaité et appelé de mes vœux que cette primaire rassemble d’autres candidatures comme celle de Jean-luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron. Je regrette une nouvelle fois leur refus.

Le choix n’était pourtant pas naturel du fait notamment de l’absence de candidature de François Hollande. En tant que mandataire pour Martine Aubry lors de la primaire de 2011, j’attendais également de connaitre sa position dans cette campagne.

Face aux enjeux de cette élection, du risque de fragmentation de la gauche. Il est nécessaire de trouver un point d’équilibre qui permet de la rassembler. Soyons conscient que la gauche a pu décevoir ces dernières années, le bilan de François Hollande a malgré tout été insuffisamment soutenu. Je reste fier de cette gauche gouvernementale qui sut défendre le mariage pour tous, augmenter l’allocation Rentrée Scolaire, recruter près 60 000 enseignants supplémentaires, généraliser le 1/3 payant, instaurer la fin du cumul des mandats… Je salue une nouvelle fois la grande responsabilité de François Hollande lors de l’intervention au Mali ou lors des attentats. Ce quinquennat sera apprécié bien différemment dans quelques années.

Une primaire, c’est faire un choix. Mais soutenir officiellement un candidat est un exercice complexe, car il est difficile de se retrouver à 100% derrière l’ensemble des prises de position de celui-ci. Malgré tout, ma décision est un choix de conviction, un engagement d’homme de gauche, dans un contexte particulier.

Je répète ici que malgré mon choix, et comme en 2011 avec François Hollande alors que je militais pour Martine Aubry, je soutiendrais le ou la candidate qui sera désigné-e lors de cette primaire.

Face aux défis liés à la crise économie, sociale, environnementale et politique, les réponses doivent être claires, fortes et ambitieuse. La question de la pauvreté, du vivre ensemble (laïcité), de la lutte contre le chômage, de la prise en compte de l’urgence écologique, sont centrales. Le temps des compromissions ou des demi-mesures n’est plus. La France a besoin d’un projet clairement de transformation sociale et d’émancipation. Le candidat issu de cette primaire devra porter un projet de rassemblement et s’inscrire dans cette démarche. Il devra au lendemain de sa désignation aller discuter avec toutes les autres candidats de gauche afin de construire un pacte pour cette présidentielle. L’enjeu est la présence de la gauche au second tour. Le duel Fillon-Lepen n’est pas une fatalité. La primaire est la première étape de la construction d’une dynamique à gauche !

Une seule candidature est selon moi en capacité de relever ces défis. Il s’agit de Benoit HAMON.

J’ai pu, par le passé, avoir des divergences voir des oppositions avec lui. Mais, il incarne aujourd’hui  le renouvellement et le  rassemblement. Il porte dans un projet fédérateur, des propositions fortes pour les français-es (Revenu universel d’existence, reconnaissance du burn out, partage du temps de travail, droit universel à la formation tout au long de la vie, reconnaissance du vote blanc, interdiction des perturbateurs endocriniens, participation du citoyen…) Ce projet redonne du souffle à notre démocratie, de l’ambition à notre économie, du cœur à notre République.

Les 22 et 29 janvier, avec Benoit Hamon, faisons battre le cœur de la France. !

https://www.benoithamon2017.fr/

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Comment de jeunes militants du PS, comme l’Orléanais Baptiste Chapuis, 34 ans, traversent-ils ces zones de turbulences politiques qui secouent le pays et la gauche? Il fut conseiller municipal de 2008 à 2014 dans l’opposition avec Corinne Leveleux-Teixeira. En 2015, avec Estelle Touzin (EELV), il échouait à conserver aux élections départementales le siège de Micheline Prahecq.

Baptiste Chapuis, militant de toujours au sein de la Fédération, aura certainement un rôle dans les années à venir dans la refondation d’une gauche mal en point dans le Loiret. Nous l’avons interrogé sur les échéances en cours.

Interview

Baptiste Chapuis, comment avez-vous accueilli la candidature de Manuel Valls à la Présidentielle?

C’est une candidature légitime qui représente une partie de la gauche et qui pourra incarner le bilan de François Hollande. Pour ma part, aujourd’hui, je ne me reconnais pas dans cette candidature.

 La primaire de la gauche doit-elle être celle du PS ou rassembler tous les candidats ?

La primaire de la gauche, pour quelle soit utile et efficace, doit rassembler tout le monde, dans sa diversité, Mélenchon, Macron, Jadot, Pinel…Pour ma part je serais très heureux localement de pouvoir organiser cette primaire avec des camarades du Parti communiste, des Radicaux de gauche, des écolos. Les enjeux sont trop importants pour que l’on parte divisés au premier tour.

La décision de François Hollande de ne pas se représenter favorise-t-elle de telles primaires ouvertes à toute la gauche ?

La non candidature de François Hollande doit permettre le rassemblement. Cela devrait en faire réfléchir certains. J’ai envie de leur dire “soyez candidat dans un cadre démocratique, partagé, transparent. Venez les organiser avec nous et vous verrez qu’il n’y a pas de loup, que ce n’est pas flou”. On a encore le temps d’organiser les 22 et 29 janvier des primaires ouvertes à toute la gauche.

Si des candidats comme Macron et Mélenchon y vont en dehors de la primaire, la gauche ne sera pas au second tour ?

Les électeurs choisiront, mais si c’est le cas certains porteront une responsabilité. Nous essaierons de rassembler au maximum sur la candidature qui sortira de la primaire, quelle qu’elle soit. Nous avons une carte à jouer pour que la gauche soit au second tour et moi j’ai envie de la jouer à fond et d’essayer de convaincre comme Thomas Piketty, comme François Bonneau, et d’autres, de jouer le jeu au maximum. Venez dans le cadre de la primaire, il n’y a pas d’entourloupe vous aurez la capacité de vous exprimer, de débattre, vous serez dans la séquence médiatique qui va s’ouvrir.

Cette primaire ne risque-t-elle pas de tourner à la baston de la part des frondeurs, contre Manuel Valls en particulier?

Le primaire ne sera pas un référendum pour ou contre François Hollande. C’est déjà ça. Valls, Macron, Montebourg ont été ministres et seront comptables de l’action du gouvernement pour la part qui leur revient, et l’on pourra comparer projet contre projet.

Ceux qui n’ont pas été au gouvernement auront-ils un droit d’inventaire ?

On a vu que dans la primaire de la droite, Fillon est comptable d’un bilan mais cela ne l’empêche pas d’être considéré comme un homme neuf. Je ne suis pas un fan de Manuels Valls mais il devra, comme l’a dit Jean-Christophe Cambadélis, faire œuvre de rassemblement pour l’emporter.

Qui allez-vous soutenir, un candidat déjà en lice ou attendez-vous un autre candidat le messie… ?

Je ne suis pas un adepte de l’homme ou de la femme providentielle. Aujourd’hui sincèrement, je n’ai  pas de candidat, je ne suis pas convaincu. Autant en 2007 et en 2011 mon choix était très tranché, en 2007 pour Ségolène Royal, en 2011 j’ai soutenu fortement Martine Aubry, aujourd’hui j’attends de voir les propositions et les débats.

Le spectre est-il complet ou faut-il une autre candidature du PS, une synthèse entre Aubry et Hollande, on parle de Vincent Peillon, l’ancien ministre de l’Education… ?

Il est question aussi de Christiane Taubira qui pourrait apporter quelque chose dans cette primaire, de Yannick Jadot, de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron, Sylvia Pinel, Marie-Noëlle Lienemnn… Vincent Peillon, pourquoi pas… ? Ségolène Royal aurait aussi une légitimité à se présenter.

Emmanuel Macron, vous pourriez le soutenir ?

Les personnes qui se disent ni de droite, ni de gauche je n’y ai jamais cru…En général ils sont de droite, au final.

Il a quand même fait partie du gouvernement…

Oui, mais aujourd’hui son positionnement m’interroge. Après, s’il rejoint la primaire cela lui permettrait de clarifier son positionnement. J’attends d’être convaincu, peut-être qu’au final je voterai pour lui. Je n’ai pas d’a priori contre lui. S’il vient à la primaire et s’il gagne, je ferai campagne pour lui.

Et Jean-Luc Mélenchon… ?

La question est de savoir pourquoi on se présente à l’élection présidentielle, si c’est pour exister ou pour gagner la présidentielle. Si Mélenchon gagne la primaire, je collerai des affiches Jean-Luc Mélenchon. Si l’on veut rassembler à gauche, il faut jouer le jeu de la primaire avant de jouer une carte personnelle.

Cela semble déjà plié pour la gauche…?

Rien n’est plié, Marine Le Pen au second tour, ce n’est pas une fatalité. A nous à gauche de  nous rassembler pour avoir au second tour un match classique. Cela permettrait d’avoir un débat sur les idées, et non un vote anti-Front national.

Deux circonscriptions aux législatives pour 2017 dans le Loiret n’ont pas encore de candidats du PS pour l’instant, la deux et la cinq, êtes-vous candidat? On parle pour vous de la deuxième, contre Serge Grouard, le sortant.

Il y a des candidatures pour ces deux circonscriptions, mais le processus est gelé en attente de décisions du national. En ce qui me concerne, malgré certaines sollicitations je ne serai pas candidat, ni sur l’une ni sur l’autre.

Les municipales : à Orléans, c’est un champ de ruine pour la gauche. Comment choisir le ou la candidate pour mener une liste en 2022?

Aujourd’hui nous sommes dans l’organisation de primaire ouverte pour la Présidentielle. Je pense que comme nous allons bien réussir ces primaires, cela ouvrira la porte pour une primaire ouverte avant les municipales. J’en avais défendu le principe en 2013, cela se serait passé différemment si on l’avait organisée. Ce n’est pas cela qui va sauver la gauche, mais c’est un outil pour être présent sur le terrain, diffuser nos idées, faire vivre le débat démocratique…Ce serait une première aux municipales à Orléans, cela s’est fait dans cinq ou six villes, et ces primaires ont connu, à Marseille au Havre, un engouement populaire. Cela ne s’est pas forcément traduit par des victoires mais l’électorat de gauche s’était mobilisé. A Orléans c’est une proposition que je referai d’ici quelques mois.

Et vous serez candidat en tête de liste ?

Pour l’instant la question ne se pose pas, je suis un ouvrier, un besogneux du rassemblement. J’essaye de faire en sorte de participer au bon fonctionnement du parti socialiste, que l’on ait de bons rapports avec nos partenaires, la question se posera plus tard. On oublie souvent qu’aux municipales, c’est une équipe de 55 noms, mobilisés, motivés, présents sur le territoire, la question du casting viendra après…

 

Très prochainement de nouveaux articles et réactions sur ce blog…

à bientôt…

Résultats 1er tour départementales 2015 Orléans 4

Résultats 1er tour départementales 2015 Orléans 4